Tourbillon à Bouregreg… et Omerta !

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Green Tech Valley est au cœur d’une colère royale. Elle a même provoqué le tourbillon qui s’abat sur la vallée de Bouregreg et son Agence. Des têtes à couper ? Qui peut trancher sans être aussitôt contredit ? Mais, chose est sure : le Souverain est mécontent. Bilan : les travaux de construction sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Les partenaires étrangers, quant à eux, agitent la carte de la justice face à l’Agence pour l’aménagement de la vallée qui n’aurait pas honoré ses engagements.Cerise sur le gâteau : Said Zarrou lui vient en secours. Décryptage.

La valse des déclarations n’aura pas lieu, cette fois-ci. L’Omerta est l’ordre du jour. A la vallée de Bouregreg, on retient bien son souffle. Le tourbillon est à son pic. Il risque même de démolir la Green Tech Valley plus haute qu’il ne le fallait. A-t-on voulu faire mieux, plus haut ? Ou est-ce une nonchalance qui mérite bien les conséquences d’une faute, lourdement coûteuse ? Deux milliards et demi se sont volatilisés pour donner un fiasco. Le nouveau quartier d’affaires Bab El Bahr, près de la Marina Bouregreg est suspendu. Ces responsables, bientôt aux arrêts, si l’on croit certaines mauvaises langues et les observateurs. L’enquête est en cours et ne passera pas, encore, inaperçue.

Qui doit payer la lourde facture et les dégâts ? Avec deux étages supplémentaires pour une tour conçue scientifiquement pour ne pas dépasser deux niveaux, la bâtisse censée être le fleuron de la vallée s’est transformé en un réel cauchemar. En prime de cacher la belle vue du port de plaisance, la Marina de Bouregreg, sa construction a endommagé le pont Hassan II. Pire, le glissement de terrain qui en a même résulté a enlaidi l’entrée de la Marina du côté de Salé.

Franchement, il y a de quoi. « Plus on y fait et plus on en retire ».Le dicton résume la situation de ce projet suspendu jusqu’au nouvel ordre et conçu pour compter un centre commercial de 120 boutiques, des bureaux pour entreprises et des administrations, une cité médicale, un parking de 1.300 places sur 2 niveaux, une résidence hôtelière et une promenade. Tout est arrêté sauf la grogne des partenaires étrangers qui ne cachent pas leur ambition de trainer l’agence en justice. Prévu pour fin 2018, la Green Tech Valley n’ouvrira pas ses portes avant longtemps.

Ça, Saâd Eddine El Othmani, Chef du gouvernement, le savait. Le retard dans les chantiers a même fait l’objet d’une mise au point officielle lors de la 15ème cession du Conseil d’administration de l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg. El Othmani en a même tiré la sonnette d’alarme avant de se justifier : « ce retard est dû principalement au non-respect par certains partenaires de leurs engagements financiers », dixit-il.

Est-ce vrai ? Certains disent qu’il s’agit d’une formule de politesse de la part du Chef de Gouvernement à l’égard des responsables de ladite Agence dont le limogeage n’allait pas tarder. L’arrivée de Said Zarrou, le nouveau directeur général, en témoigne. Feuilleton à suivre.

 

Rida ADDAM

 

 

 

 

 

 

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