Crise sanitaire… L’économie mondiale devrait s’en remettre lentement

Google+ Pinterest LinkedIn Tumblr +

La reprise mondiale, les différents scénarios de croissance possibles, mesures de relance budgétaire et les réformes structurelles. Ce sont les principaux points de l’article intitulé «Les perspectives économiques mondiales en cinq graphiques», paru récemment sur le site de la Banque mondiale.

Selon les auteurs de cet article, la pandémie a probablement causé des dommages durables au potentiel de croissance.  Le choc subi par les investissements et le capital humain érode les perspectives de croissance dans les économies de marché émergentes et en développement et compromet la réalisation d’objectifs de développement essentiels. L’économie mondiale devrait donc s’en remettre lentement. La production devrait augmenter de 4% en 2021 , mais elle restera inférieure de plus de 5% aux projections antérieures à la pandémie.

La pandémie de Covid-19 a continué à se propager dans le monde entier. Certaines régions enregistrent une forte recrudescence des infections, et le nombre de nouveaux cas quotidiens reste élevé. En conséquence, la reprise tout juste embryonnaire de l’activité économique mondiale a marqué le pas. Des progrès considérables ont toutefois été réalisés dans la mise au point de vaccins efficaces, soulignent-ils.

Selon ces derniers, les perspectives de l’économie mondiale sont incertaines, et plusieurs scénarios de croissance sont envisageables. D’ici à 2022, le PIB mondial devrait rester inférieur de 4,4% aux projections antérieures à la pandémie, l’écart dans les économies de marché émergentes et en développement étant près de deux fois plus important que dans les économies avancées. La reprise sera freinée par les conséquences de la moindre accumulation de capital matériel et humain sur la productivité du travail.

Afin de trouver un équilibre entre les risques posés par le poids croissant de l’endettement et ceux liés à un ralentissement de l’économie du fait d’un resserrement budgétaire prématuré, la plupart des pays devraient en grande partie supprimer les mesures de soutien public adoptées l’année dernière, ce qui pèsera sur la croissance. Bien que les déficits soient généralement appelés à se réduire au cours de la période de prévision, ils n’en contribueront pas moins à l’augmentation de la dette, ce qui risque de favoriser l’apparition de problèmes ultérieurs, en particulier si le recours à l’emprunt n’est pas optimisé.

Pour atténuer les effets dramatiques de la pandémie et jeter les bases d’une croissance plus forte à long terme, les pays adoptent des réformes structurelles telles que la promotion de l’éducation, l’efficacité des investissements publics, la réaffectation des ressources entre secteurs d’activité et l’amélioration de la gouvernance. En plus, les investissements dans des projets d’infrastructures vertes, qui atténueront le changement climatique, contribueront également à une croissance durable à long terme.

Partager.

Votre commentaire