Gestion déléguée.. Le grand échec de Lydec à Casablanca

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Cette entreprise française chargée de la gestion des services de l’eau, l’électricité et l’assainissement liquide à Casablanca, ne cesse de décevoir. Le constat n’étonne personne. 23 ans après, la filiale marocaine de la Lyonnaise des Eaux, déçoit davantage les Bidaouis. A l’exception des quelques réalisations et actions trompeuses que d’ailleurs seuls les Conseillers et les autorités de la Ville applaudissent, Lydec n’a pas en réalité contribué comme il se doit au développement urbain d’une métropole se voulant compétitive des grandes capitales du monde. Les quelques pluies qui s’abattent de temps à autre sur la ville, en atteste amplement. Il suffit en effet de quelques précipitations et voilà que la ville est sous les eaux.

Pourtant, Lydec avait promis en 2016 que Casablanca sera à l’abri des inondations dès 2017. A l’époque, Lydec disait que le projet de détournement de l’Oued Bouskoura avance à plus de 70% : ‘‘ Le tunnelier poursuit les excavations démarrées en juin 2015. Le budget global s’élève à 855 MDH’’, disait Lydec, précisant qu’il s’agit du plus gros système anti-inondation jamais réalisé et de l’un des plus importants projets d’infrastructure actuellement en cours à Casablanca. Néanmoins et 4 ans après cette date, l’échec est total. Les précipitations qui se sont abattues sur la ville de Casablanca, dans la nuit du 6 au 7 janvier dernier, ont à nouveau mis à nu une réalité désolante, celle de la vétusté du système du drainage des eaux pluviales. Ce qui provoque d’importantes inondations et dégâts matériels. donc le système de canalisation des eaux de Lydec connait toujours des disfonctionnement les premières heurs des pluies torrentiels.

Des photos et vidéos d’inondations et de dégâts matériels générés par ces pluies torrentielles à Casablanca ont été partagées massivement sur la Toile. Des photos et vidéos démontrant des citoyens victimes de l’incompétence de Lydec et de la passivité des élus. Une population déçue et en colère contre tous, particulièrement ceux qui continuent de faire fi des aspirations les plus élémentaires d’une vie en communauté.

Bref, les Casablancais ont aujourd’hui la pure conviction que la ville n’avance pas. Les discours donnés ça et là restent des discours. Casablanca, elle, reste engloutie dans ses problématiques d’hier. Lydec, elle, n’a fait qu’appauvrir davantage une bonne partie de la population casablancaise, sans pour autant offrir des solutions efficaces, avant-gardistes et durables.

Les Casablancais, eux, retiennent de Lydec ses factures salées, souvent incompréhensibles et non justifiées. Ils retiennent beaucoup de travaux sur la voie publique, mais sans pour autant protéger la villes des fortes pluies qui s’abattent sur la ville. Ils retiennent aussi et surtout que Lydec a réussi dans les quartiers huppés de la ville en général à l’abri jusqu’à présent des difficultés que vivent ses quartiers populaires et et ses bidonvilles !

Et en ces temps de difficultés économiques liées à la Covid-19, la solidarité escomptée avec les Casablancais n’a guère été au rendez-vous. Bien au contraire, les factures de Lydec n’ont fait que compliquer davantage la vie aux citoyens casablancais. Un véritable facteur d’aggravation de la situation socio-économique des Bidaouis.

En somme, factures salées, inondations et bien d’autres dysfonctionnements sont autant d’ingrédients qui démontrent à nouveau que l’échec de Lydec à Casablanca est visible, flagrant et très coûteux pour les Bidaouis. Le Conseil de la Ville et avec lui les autorités publiques de la ville continue de visiter les lieux des inondations, d’écouter les explications des responsables de Lydec et d’attendre les rapports…C’est ainsi le même scénario qui se répète à chaque catastrophe. Et qu’à Dieu ne plaise, ce sera le même pour les prochaines éventuelles fortes précipitations. Lydec, elle, reste à l’abri de toute réédition des comptes.

Et pour les quelques années qui restent encore pour cette entreprise française au Maroc, les Casablancais n’ont qu’à prendre leur mal en patience.

 

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