Banque mondiale… La grande priorité de l’IDA est de sauver des vies

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L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale, vient en aide aux 74 pays les plus pauvres du monde, et ce, à travers son projet de charte du citoyen.  C’est l’une des nombreuses opérations mobilisées par l’IDA pour sauver des vies et préserver les moyens de subsistance face à la COVID-19.

Au début du mois de février, la Banque mondiale a approuvé sa première opération financée par l’IDA en faveur de la vaccination anti-COVID en Afrique. Elle permettra à Cabo Verde d’acheter et d’administrer des vaccins à sa population, sous l’égide du mécanisme mondial COVAX, qui vise à faciliter l’accès aux vaccins.

« Pour Cabo Verde, se préparer pour la vaccination est l’une des priorités des mois à venir », explique le Dr Jorge Noel Barreto, coordinateur de la lutte contre la COVID-19 dans le pays. « Nous faisons en sorte que le pays dispose des systèmes de chaîne du froid appropriés et de toute la logistique nécessaire… Nous espérons pouvoir vacciner au moins 60 % de la population. »

Toutefois, l’horizon reste sombre pour les pays IDA. Selon les estimations, la pandémie devrait entraîner entre 55 et 63 millions de personnes dans l’extrême pauvreté d’ici fin 2021.

Tandis que les pays commencent à s’engager sur le chemin incertain du redressement, l’IDA se mobilise en déployant une réponse rapide, de grande ampleur et sélective grâce à une enveloppe de financements de 55 milliards de dollars pour la période allant d’avril 2020 à juin 2021. Objectif, donner aux pays les moyens de s’engager sur la voie d’une reprise résiliente et inclusive.

Lors de précédentes crises sanitaires, l’IDA a démontré sa capacité indéfectible de soutien et d’expertise pour les pays les plus pauvres du monde. L’épidémie d’Ebola de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest a brutalement mis en évidence la nécessité de disposer de systèmes de santé plus résilients et de réagir plus rapidement aux urgences sanitaires. À la suite de l’épidémie d’Ebola, l’IDA a soutenu la création du programme de renforcement des systèmes régionaux de surveillance des maladies (REDISSE), destiné à aider la Guinée et 15 autres pays d’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, tant le soutien à la lutte contre Ebola que le programme REDISSE ont permis à ces pays d’être bien mieux préparés à affronter une nouvelle crise sanitaire.

Grâce au programme REDISSE, le Sénégal est aussi mieux préparé, comme en témoigne le Dr Alpha Sall, directeur général de l’Institut Pasteur de Dakar : « Nous avons pu améliorer nos systèmes de surveillance pour un grand nombre de maladies et dans l’ensemble du Sénégal. Les équipements fournis nous permettront d’assurer des dépistages rapides et d’améliorer notre capacité à mobiliser des ressources et à réagir aux épidémies comme celle du coronavirus. »

De même, au Cambodge, une rigoureuse veille épidémiologique et la capacité des laboratoires de santé nationaux ont permis au système sanitaire du pays de ne pas être submergé par la crise de la COVID. S’appuyant sur de nombreuses années d’investissement dans le secteur de la santé (a), l’IDA a pu mobiliser rapidement des fonds qui ont permis au gouvernement de se procurer sans délai des équipements d’urgence essentiels et, si des cas de COVID-19 se sont déclarés assez tôt dans le pays, le Cambodge a été relativement épargné par la pandémie.

Dans les pays vulnérables, fragiles et touchés par des conflits, la pandémie met particulièrement à rude épreuve des systèmes de santé et des économies déjà sous tension. Au Yémen, par exemple, un pays marqué par plus de cinq années de conflit, l’IDA déploie son soutien en utilisant le levier des partenariats. Ainsi, un projet mené en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF permet à plus de 22 millions de Yéménites de bénéficier de services de santé et de nutrition salvateurs (a) grâce à des financements accrus en faveur de 72 hôpitaux et 1 970 centres de santé primaire.

En cas de chocs comme celui de la COVID-19, les systèmes de protection sociale jouent un rôle d’amortisseur essentiel pour les personnes pauvres et vulnérables. Au Burkina Faso, un pays encore en proie à des conflits, le gouvernement a très vite élargi le périmètre de ses aides monétaires en réponse à la pandémie, de manière à atteindre les habitants les plus vulnérables. Il s’est pour cela appuyé sur les systèmes de paiement et les registres de bénéficiaires existants, et en particulier sur le plus grand programme de filets sociaux du pays, Burkin-Naong-Sa Ya (« éliminer la pauvreté au Burkina Faso » en dialecte mooré). Avec l’aide de l’IDA, plus de 45 pays d’Afrique subsaharienne ont désormais mis en place des filets sociaux.

L’IDA aide également les pays à exploiter la technologie pour élargir l’accès à l’enseignement, dans un contexte où les systèmes éducatifs du monde entier se heurtent à de multiples difficultés. Au Pakistan, les pouvoirs publics transforment cette crise en opportunité : financé par l’IDA, le projet de lutte contre la pandémie a lancé TeleSchool, une chaîne de télévision proposant des contenus éducatifs destinés aux élèves du primaire et du secondaire. Dans des pays comme le Pakistan, où près d’une fille sur trois n’est jamais allée à l’école, les programmes d’enseignement à distance offrent des chances de surmonter les difficultés et d’accéder en continu aux ressources éducatives.

Côté emploi, l’IDA est en première ligne pour aider les pays en développement à transformer leur économie, à éduquer leur jeunesse, à former leur population et aussi à créer des emplois productifs qui sont souvent le seul moyen de sortir de la pauvreté pour beaucoup de personnes.

L’IDA ne cesse de chercher des moyens innovants pour soutenir les investissements qui favorisent l’emploi et l’inclusion financière. Au Bangladesh, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Libéria, au Nigéria, au Rwanda et en Ouganda, le guichet de promotion du secteur privé de l’IDA facilite l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises fortement touchées par la crise de la COVID et à court de liquidités, afin qu’elles puissent poursuivre leurs activités.

Fin 2020, 233 millions d’habitants des pays IDA étaient en situation d’insécurité alimentaire, et ce nombre devrait augmenter encore en 2021 et 2022. Contrairement aux crises antérieures, les principaux facteurs d’insécurité alimentaire liés à la COVID-19 sont d’une part la baisse des revenus et des envois de fonds de l’étranger en raison des confinements et, d’autre part, la hausse des prix alimentaires provoquée par la perturbation des marchés intérieurs et la dépréciation des monnaies nationales.

En 2008, l’IDA s’est mobilisée pour apporter une aide rapide à travers le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP). Entre 2008 et 2012, le programme a profité à 57,3 millions de personnes, notamment à travers le soutien apporté aux programmes de protection sociale et aux interventions agricoles.

Aujourd’hui, l’action de l’IDA en réponse à l’insécurité alimentaire liée à la COVID-19— soit 5,3 milliards de nouveaux engagements — est là encore axée à la fois sur le court et le long terme. Environ la moitié de ces engagements financeront des investissements à plus long terme dans la résilience, conformément à l’accent mis par l’IDA sur des facteurs sous-jacents tels que les conflits, le dérèglement climatique et les zoonoses. Les projets ciblent avant tout celles et ceux qui sont les premières victimes du choc causé par la pandémie : les femmes, les enfants, les réfugiés, les personnes handicapées et les autres populations vulnérables.

O. M

 

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