Le NMD présente une Vision 2035 avec une hauteur « stratégique »  

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Le Nouveau modèle de développement (NMD) présente une Vision 2035 avec une hauteur « stratégique » permettant de voir aussi bien les réalités du Maroc, au plus près, que les grandes tendances mondiales, a indiqué l’économiste, Fathallah Sijilmassi.

La dynamique créée par le NMD, qui présente une Vision 2035 avec une hauteur stratégique, est un « call to action », a souligné M. Sijilmassi dans une déclaration à la MAP.

Pour un pays traditionnellement ouvert à l’international comme le Maroc, cette double hauteur est « un atout considérable » afin de renforcer la compétitivité et la résilience du pays, a-t-il expliqué, rappelant que le Maroc est passé de la 177ème place au Doing Business de la Banque Mondiale en 2000 à la 53ème place en 2019.

« Les faits sont chiffrés. Les objectifs aussi. La mobilisation de tous est nécessaire : acteurs publics, privés, de la société civile etc… Un nouveau Pacte National de Développement est ainsi scellé qui permet à tous de se projeter avec une ambition lucide avec les impératifs de responsabilité, d’exigence et de travail », a-t-il insisté.

En outre, avec ce nouveau modèle de Développement, le Maroc entre dans une nouvelle dynamique économique et sociale accélérée, modernisée et adaptée aux défis du moment, a relevé M. Sijilmassi, également Président de Positive Agenda Advisory.

Et de souligner que le NMD s’inscrit dans une trajectoire empruntée par le Maroc sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis deux décennies : celle d’un pays émergent qui allie d’un côté « fidélité à son ancrage et à son identité historique » et de l’autre « projection vers l’avenir avec ambition et modernité ».

Le Rapport, en conformité avec la Vision Royale, s’appuie, a-t-il poursuivi, sur un « diagnostic franc et lucide » selon l’expression consacrée dans le rapport pour se projeter vers l’avenir avec ambition et volontarisme.

La décision du Souverain de donner une nouvelle impulsion au modèle marocain de développement a été prise bien avant la crise de la Covid 19. Celle-ci est certes venue comme un accélérateur de grandes tendances mondiales, a-t-il fait observer.

Et de préciser que la trajectoire marocaine s’inscrit dans le long terme et permet aujourd’hui de pouvoir faire face aux évolutions en cours sur la scène internationale avec le recul de l’anticipation et la hauteur nécessaire pour tirer tous les enseignements des deux dernières décennies (ainsi que celles de la crise sanitaire actuelle) et se projeter sur les deux prochaines décennies.

D’après M. Sijilmassi, la coïncidence de cette nouvelle dynamique avec l’émergence d’un nouveau monde post-Covid en cours de reconfiguration est « un atout » pour le Maroc.

Par ailleurs, l’économiste a relevé que l’économie mondiale est en train d’opérer à grande vitesse un virage vers une résilience verte, inclusive et digitale. Selon lui, l’économie marocaine devra s’inscrire, de façon accélérée, dans cette grande transition afin de gagner des parts de marché et consolider son développement, notamment en faveur de l’emploi des jeunes.

« Elle en a tous les atouts », à la fois par rapport à ses points forts qui lui permettent de déjà jouer un rôle moteur dans ce sens sur le continent africain mais également par rapport à ses points plus faibles, que le Rapport identifie avec lucidité et pour lesquels l’objectif de transformer celles-ci en opportunité et levier de croissance est possible, a-t-il affirmé.

M. Sijilmassi, qui a mis en relief l’orientation qualitative du Rapport a souligné que la résilience inclusive, solidaire et territoriale qui permet à des millions de jeunes marocains de se projeter avec confiance dans leur avenir passe effectivement par « un saut économique qualitatif » qui sera basé sur les secteurs du « care » (éducation, santé, alimentation) et les deux grandes transitions verte et digitale.

« En un mot, dans le NMD, le quantitatif ne suffit plus. Le qualitatif sera au moins tout aussi important voire plus important : la qualité de la production, la qualité des emplois créés, la qualité des technologies utilisées, la qualité des partenariats internationaux… », a-t-il soutenu.

Pour cela, le référentiel des benchmarks devra évoluer, a insisté notre interlocuteur, notant que les comparatifs dans la zone MENA par exemple sont toujours intéressants naturellement.

Mais, a-t-il poursuivi, « malgré les ajustements à la mondialisation que nous observerons dans les années à venir, le village-monde est plus que jamais une réalité, notant que le NMD renforce l’attractivité du Maroc pour les investissements internationaux.

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