EMERGING Valley : une 6e édition, au service de la co-innovation, saluée par tous

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La 6e édition d’EMERGING Valley, sommet international dédié à l’innovation africaine, s’est tenue mardi 29 novembre. Avec 2 650 participants en présentiel et en distanciel, 150 startups, des incubateurs et des investisseurs venus de 73 pays, l’événement a, de nouveau, connu un grand succès, confirmant sa montée en puissance et sa légitimité. Politiques, institutionnels, startups, entreprises ont tous salué l’importance d’EMERGING Valley, comme passerelle de la co-innovation entre l’Afrique et l’Europe.

Fondé à Marseille par Samir ABDELKRIM, auteur de l’ouvrage « Startup Lions, au cœur de l’African Tech » et placé en 2018 et en 2021 sous le Haut-Patronage du Président de la République Emmanuel MACRON, EMERGING Valley s’est imposé en quelques années comme le Sommet international où se réunissent chaque année les décideurs les plus influents de la tech et de l’entrepreneuriat innovant venus d’Afrique et d’Europe.

Sa 6ème édition s’est tenue mardi 29 novembre 2022. Cette année, face aux enjeux et aux crises que traverse notre monde, EMERGING Valley a mis au cœur de son agenda des thématiques fortes de sens : souveraineté énergétique, souveraineté alimentaire, santé, éducation, développement durable. Retour sur le succès et les grands temps forts de celle-ci.

EMERGING Valley et Aix-Marseille-Provence, au cœur des coopérations technologiques entre l’Afrique et l’Europe.

« Après deux ans de pandémie, cette édition est celle des retrouvailles en format physique ». C’est par ces mots que Samir ABDELKRIM a lancé la 6ème édition d’EMERGING Valley tout en rappelant que « les destins européens et africains sont profondément liés et que le numérique peut être au cœur des partenariats stratégiques entre les deux continents ». C’est là, tout l’ADN d’EMERGING Valley.

Plusieurs élus du territoire Aix-Marseille-Provence ont participé à la cérémonie d’ouverture de l’événement, rappelant à quel point ce territoire, de par son histoire et sa géographie, s’est construit avec l’Afrique et s’inspire de l’Afrique pour mettre en œuvre des solutions. Tous ont aussi expliqué leur souhait d’un partenariat gagnant-gagnant avec l’Afrique et qu’aujourd’hui, l’Europe a davantage besoin de l’Afrique que l’Afrique a besoin de l’Europe.

Agnès CARADEC, Présidente de l’EPA Euroméditerranée, a questionné l’assemblée : « Comment construire la ville de demain ? Comment faire en sorte d’introduire des process innovants dans la gestion de l’énergie, du traitement des déchets, de la végétalisation de nos espaces et de tous ces enjeux auxquels nous devons faire face ? Comment créer des liens donnant-donnant avec le continent africain qui déborde de jeunesse, de technologies et d’énergie et faire en sorte de créer un modèle de richesse pour tout le monde ? »  Elle a ensuite expliqué en quoi EMERGING Valley pouvait répondre à ces questions, de par la mise en relation entre les entrepreneurs et investisseurs des deux continents et a salué l’énergie de ce Sommet et de tous les entrepreneurs présents, durant l’événement, qui veulent rayonner et impacter la société.

Michèle RUBIROLA, Première Adjointe au Maire de Marseille a fait part de sa fierté que la capitale provençale soit en toile de fond d’EMERGING Valley. Elle a d’ailleurs expliqué : « C’est un grand plaisir et un honneur que Marseille soit le lien des possibles où se rencontrent jeunesse, entrepreneurs, investisseurs européens et africains. Face aux nouveaux enjeux et crises énergétiques, alimentaires, sanitaires, sociales, EMERGING Valley s’est adapté pour proposer une édition pouvant apporter des réponses à cette nouvelle conjoncture. C’est ce qui fait aussi la force de cet évènement. Marseille, historiquement et géographiquement est comme un trait d’union des échanges entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. C’est la cité des diasporas et cela est une force et une fierté pour notre ville qui veut accompagner ces nouvelles dynamiques entrepreneuriales pour construire le monde de demain, à l’image d’EMERGING Valley. »

Martine VASSAL, Présidente du Conseil Départemental des Bouches du Rhône et de la Métropole Aix-Marseille-Provence a aussi rappelé que « le territoire met tout en place pour être la place to be de la tech franco-africaine » et à quel point « il y a ici une très forte proximité entre l’Europe et l’Afrique ». Elle a aussi évoqué la naissance, sur le territoire d’EMERGING Valley : « EMERGING Valley a été créé ici, dans notre capitale euroméditerranéenne. Cette naissance s’est faite dans une double ambition, créer des liens d’innovation mais aussi faire du territoire un hub, un lieu entre les deux rives de la Méditerranée. »

Enfin, Olivier BECHT, Ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, a conclu l’ouverture de la 6ème édition d’EMERGING Valley en évoquant sa joie que l’événement se pérennise d’année en année et qu’il soit devenu « le rendez-vous de référence dans le domaine des nouvelles technologies ». Il a également évoqué la volonté du Président Emmanuel MACRON de refonder le pacte Europe-Afrique et que celle-ci passe aussi par la création de liens économiques entre les deux continents. En ce sens, EMERGING Valley, qui a pour objectif de créer des ponts entre les deux continents, est une initiative qu’il soutient et que « Marseille est l’endroit idéal pour cela. »

Bertrand WALCKENAER, Directeur Adjoint de l’Agence Française de Développement dont le campus se trouve à Marseille et dont le programme Social & Inclusive Business Camp se déroule traditionnellement en amont d’EMERGING Valley a quant à lui salué « la 6è promotion du SIBC. Vous êtes 47 entrepreneurs cette année et vous incarnez l’entrepreneuriat africain, hommes et femmes, l’impact social et le partenariat entre la France et l’Afrique » a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Papa Amadou SARR, Directeur Exécutif de la Mobilisation, des Partenariats et de la Communication de l’Agence Française de Développement a notamment déclaré : « EMERGING Valley est sans aucun doute le premier évènement pour tous les entrepreneurs, investisseurs et organisations pour se rencontrer et échanger sur les perspectives de l’Afrique. » Il a également rappelé que le fort ancrage marseillais d’EMERGING Valley fait sens avec celui de l’AFD et de son campus, implanté également à Marseille et sa fierté que l’AFD soit partenaire de longue date de l’événement et de ses organisateurs.

Des experts africains et européens apportant une analyse et un regard inspirant sur les enjeux géopolitiques, sociaux et environnementaux mondiaux.

Au total, près de 40 conférences, tables rondes, fireside chats, pitchs sessions, ateliers et remises de prix ont été organisés tout au long de la journée sur des thématiques telles que la souveraineté énergétique, souveraineté alimentaire, la santé, l’éducation, les droits civiques, les villes durables et résilientes ou encore le financement de l’innovation.

Parmi celles-ci, relevons quelques grands temps forts.

La première grande plénière de cette 6ème édition d’EMERGING Valley portait sur la question de la Co-Innovation Europe-Afrique et plus particulièrement sur comment passer de la coopération au destin partagé à travers le prisme de l’innovation. Birame SOCK, Fondatrice et CEO de la startup sénégalaise Kwely Inc, a notamment apporté sa vision en la matière. En effet, sa startup, qui a récemment levé 1 million de dollars, travaille à la valorisation des entrepreneurs africains auprès des marchés européens et internationaux pour redéfinir la vision du Made In Africa. Elle explique « Mes années passées aux Etats-Unis m’ont permis d’avoir une autre vision de l’Afrique. J’ai compris qu’il fallait changer la perception du Made In Africa. Pas uniquement pour des produits type cosmétiques ou agricoles mais travailler sur l’image de marque, montrer qu’ils sont au même niveau que les autres et que ce n’est pas parce qu’ils viennent d’Afrique qu’ils doivent être moins cher. Je pense aussi que changer la perception du Made In Africa c’est aussi changer la perception que l’on a sur les entreprises africaines, sur les entrepreneurs africains mais aussi sur le territoire africain. Cela veut dire pouvoir changer la manière dont on lève les fonds, la manière dont on met en place notre entreprise, la culture, les ressources que l’on a autour de l’entreprise. L’entrepreneuriat a toujours existé en Afrique. Ce n’était pas l’idée d’aller lever des fonds mais pouvoir survivre. Aujourd’hui on voit que c’est important d’aller au-delà de sa communauté proche, au-delà de son pays et au-delà de l’Afrique. Pour co-créer avec l’Afrique, il faut comprendre cela, comprendre le contexte africain, ses besoins en termes de besoins, de ressources et de financement. » Elle a également souligné que par exemple, pour les africains francophones, le marché européen est très important et surtout le marché français pour lequel il n’y a pas la barrière de la langue. Elle a également mis en évidence qu’il était plus facile pour une entreprise africaine de grandir sur le marché européen et revenir ensuite sur le marché africain que de se déployer uniquement en Afrique en prenant par exemple l’exemple du secteur logistique ; mais que cela ne pourra se faire que si le marché européen était prêt à apprécier et avoir confiance dans les entreprises africaines. Toujours sur cette même plénière sur la co-innovation, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Estonie pour la Coopération Economique avec l’Afrique Daniel SCHAER a ajouté : « Nous avons visité beaucoup de pays en Afrique pour identifier ceux avec lesquels nous avions des points en commun. Pour tous, le dénominateur est la numérisation. Il y a une vraie possibilité de créer un grand marché libre en Afrique, de créer des synergies, des partenariats, des échanges d’expériences. »  Par exemple, l’Estonie travaille au Bénin à mettre en place un système d’opérabilité entre les différents services publics pour réduire la bureaucratie et améliorer la qualité pour les usagers.

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