CONSTRUCTION DES BÂTIMENTS OPTIMSATION DES COUTS ET DES DELAIS

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Introduction

Qu’il s’agisse d’une construction pour son propre compte ou pour autrui, les coûts et délais des travaux se retrouvent régulièrement au cœur des débats : comment les réduire ? Il est en effet indispensable de se pencher sur ces deux notions car la réussite de tout projet est tributaire de la maîtrise du budget et du planning et vice-versa. Elles sont d’ailleurs intrinsèquement liées puisque tout retard dans la réalisation entraîne un allongement du délai et, par conséquent, des charges supplémentaires. Par ailleurs, nombreux sont les postes qui peuvent être optimisés, allant de la conception à la réception de l’édifice. Néanmoins, il est essentiel de tout planifier avant même le démarrage afin d’avoir une vision globale et pouvoir ainsi prendre les décisions appropriées. Cependant, malgré tout cela, les entreprises ne consacrent généralement pas suffisamment de temps pour bien préparer le chantier et établir une feuille de route d’optimisation dans l’achat des matériaux, les procédures d’exécution ou encore le choix des hommes. Ce genre d’anticipations s’avère bénéfique pour les maîtres d’ouvrages également. Selon le groupe Batiactu, acteur dans l’information en ligne pour les secteurs de la construction, l’architecture et l’immobilier, l’architecte urbaniste Tania Concko constate que, au Pays-Bas, non seulement les coûts des constructions sont 30 à 35% moins élevés mais encore, les logements sont plus grands et parfois mieux réalisés, et tout cela grâce à une bonne coordination en amont par l’adoption d’une co-conception qui consiste à réunir l’ensemble des acteurs dès le début. Ce même constat est partagé par Éric Noël, le directeur associé chez le bureau d’études techniques Projex Ingénierie. En outre, pendant les travaux, un suivi rigoureux et efficace s’impose fortement dans le but d’identifier continuellement et de manière précoce à chaque fois, les aléas et opportunités d’optimisation, anticiper les dérapages et limiter les coûts supplémentaires liés aux imprévus.

Achats

Lorsque les prix des prestations sont connus à l’avance et plafonnés dans le marché, les marges bénéficiaires doivent plutôt se faire au moment de l’achat et non de la vente. C’est donc, par excellence, un grand poste d’optimisation. De ce fait, avec de nouveaux fournisseurs et sous-traitants ou des partenaires récurrents, la négociation est un premier levier pour diminuer les charges en faisant jouer la concurrence. Quoiqu’il soit préférable de restreindre le nombre des fournisseurs pour une même référence de produit afin d’augmenter le volume d’achat et s’en servir pour faire accepter des remises conséquentes des tarifs, il est par prudence recommandé de disposer d’un large choix de sources. En effet, l’achat auprès d’un seul marchand peut s’avérer dangereux au cas où il se retrouve un jour, pour une raison ou pour une autre, incapable d’honorer ses engagements. De plus, bien que l’exclusivité puisse inciter certains à offrir un meilleur service, d’autres pourraient faire exactement le contraire. Aussi, l’allotissement c’est-à-dire le fractionnement du marché en plusieurs lots notamment ceux du second œuvre, afin de les attribuer séparément, est en mesure de générer des économies considérables parce qu’il est réputé être moins onéreux. Cette conclusion trouve son explication dans le fait que, bien que pour le maître d’ouvrage, une entreprise générale signifie un seul contractant capable d’intervenir sur différents corps de métiers, la réalité est que le titulaire du marché a dans la plupart du temps recours à une sous-traitance auprès de petites entreprises, se transformant alors en intermédiaire.

Erreurs
S’il y a quelque chose qui risque de vraiment coûter cher dans une construction c’est bien les erreurs surtout lorsque, dans les pires des cas, elles ont lieu dès la phase de l’implantation. Elles sont dues souvent aussi à de mauvaises interprétations des plans. A titre d’exemple, il arrive que les côtes architecturales soient confondues avec celles du plan de béton armé alors que les premières prennent en compte les épaisseurs des enduits et des revêtements et les deuxièmes non. Dans ce sens, le Bim (Building Information Modeling) présente un excellent outil dans la mesure où il offre la possibilité de créer une maquette numérique représentant les caractéristiques physiques et fonctionnelles du bâtiment avant sa construction. Ces visualisations virtuelles permettent d’effectuer les analyses et simulations nécessaires et surtout de détecter les conflits et les problèmes de façon précoce, ce qui aide à éviter de lourdes modifications plus tard. Cependant, même si cet outil est répandu aux USA et dans les pays de l’Europe, il peine à s’imposer au Maroc et plus généralement dans le continent africain. Aussi, un manque de coordination entre les différents corps de métier conduit couramment à des catastrophes. Tel est le cas lorsque la mise en place des revêtements ou le coulage des voiles sont achevés sans que la pose des conduites d’alimentation en eau potable ou des gaines électriques ne le soit. Pareillement, des travaux de peinture ou de menuiserie entamés trop tôt peuvent être rapidement abîmés et, par conséquent, générer des frais additionnels en raison des réparations occasionnées. Par ailleurs, les plans doivent être analysés dans les moindres détails avant de les soumettre à l’équipe d’exécution pour non seulement faire la synthèse et signaler les éventuelles erreurs et discordances, mais encore chercher les points potentiels d’optimisation notamment lorsqu’il s’agit d’un marché au forfait. Il est ainsi possible de redimensionner la charpente métallique afin, d’une part, de remplacer les profilés reconstitués soudés (PRS) par des profilés standards et, de l’autre, de tenter de diminuer le poids de la structure car le retour d’expérience montre qu’il est possible de réduire jusqu’à 40% du poids initial. Similairement, le passage au béton post-contraint donne lieu à un coffrage plus facile à mettre en œuvre puisque, jusqu’à un certain niveau, il permet, d’un côté, d’éliminer les retombées des poutres et donc de faciliter le coffrage et, de l’autre, de décoffrer les planchers plus rapidement et par suite de gagner en délai et en coût. De surcroît, lorsque les semelles sont nombreuses et possèdent des dimensions importantes, il peut être plus intéressant de les transformer en radier général car, quoique la quantité du béton soit plus grande, le coffrage devient plus simple. De la même manière, la présence de poteaux de sections circulaires nécessite la confection d’un coffrage propre à chaque diamètre. Ces panneaux sont, dans la plupart des cas, difficilement réutilisables dans d’autres projets vu le caractère singulier de leurs formes. Pour toutes ces raisons, il convient de les harmoniser au maximum possible. Cette modification doit, bien entendu, être soumise à l’architecte et au bureau d’étude pour validation. Pour terminer, la gestion des plans doit être irréprochable parce que nombreuses mises à jour sont habituellement faites pendant les travaux et toute défaillance à ce niveau, aussi petite soit-elle, peut coûter très cher.

Entrepôts

Les entreprises de BTP disposent d’ordinaire d’un, voire de plusieurs entrepôts pour le stockage de tout et de n’importe quoi. Il s’agit de marchandises approvisionnées auprès des fournisseurs et d’autres, provenant des chantiers. Ce lieu est donc stratégique et doit connaître une organisation méthodique, un entreposage parfait, une optimisation des surfaces et surtout des contrôles et des inventaires réguliers afin de faciliter son exploitation et, par-dessus tout, encourager la récupération, la réutilisation voire le recyclage des articles notamment le contreplaqué bakélisé, le bois de coffrage, les chutes de ferraillage, l’échafaudage, les étaies et les Pals. Ceci permet de couvrir partiellement les besoins des chantiers tout en réduisant le recours à l’achat et à la location. En effet, malgré l’entêtement de certains architectes et maîtres d’œuvres, les réemplois des panneaux de coffrage ne se heurtent pas aux règles de l’art vu qu’il n’est pas obligatoire d’avoir des parements de béton parfaitement lisses lorsqu’ils doivent recevoir l’enduit ou le revêtement, au contraire même, c’est la rugosité qui favorise mieux l’accrochage. Il est, par conséquent, parfaitement acceptable d’utiliser du bois ou du contreplaqué malgré son état avancé de vétusté s’il est droit, étanche et suffisamment rigide. Pareillement, les chutes de ferraillage ainsi que les barres ayant subi un redressement peuvent être réutilisées dans l’installation de chantier ou bien dans la construction d’ouvrages provisoires. Les éléments sains, quant à eux, sont bien évidemment exploitables dans l’ouvrage lui-même. Dans ce cas, si les diamètres ne correspondent pas à ce qui est mentionné dans les plans, l’entreprise doit faire les adaptations nécessaires et les soumettre au bureau d’étude pour avis.

Main d’œuvre

« Celui qui croît qu’un professionnel coûte cher, n’as aucune idée de ce que peut lui coûter un incompétent », une citation assez connue, largement confirmée sur le terrain. Sans doute, l’un des principaux facteurs qui contribuent de manière directe à la rentabilité de l’entreprise et qui sont décisifs dans l’accroissement de ses performances et l’augmentation de ses bénéfices est les employés. En effet, un personnel compétent, expérimenté et ayant une attitude positive améliore fortement les cadences. Leur gestion requière toutefois une certaine ingéniosité. De ce fait, confier des tâches qui se ressemblent au même ouvrier ou à la même équipe augmente considérablement le rendement ainsi que la qualité et diminue les erreurs. C’est le même concept utilisé dans le travail à la chaîne dans les usines, caractérisé par la répétition d’un même geste, où chaque travailleur a une tâche bien précise avec un rythme soutenu. Si donc, à titre d’exemple, le projet contient plusieurs bâtiments, il est judicieux de confier l’exécution des escaliers aux mêmes équipes de menuisiers et de ferrailleurs. De surcroît, si la législation du pays l’accepte, le travail à la tâche, où la rémunération est déconnectée du temps, est une bonne alternative pour développer la productivité à condition qu’il ne mette pas le salarié dans une situation dangereuse et qu’il ne s’agisse pas des lots de finition comme la peinture, la pose des revêtements ou de la menuiserie, au risque de compromettre la qualité. En outre, dans la construction, des relations à long terme et des habitudes s’établissent entre différents prestataires à force de travailler ensemble. Ces réseaux se créent souvent sur une base régionale puisqu’ils sont amenés à se croiser fréquemment dans ce petit monde du BTP. De ce fait, le recours à ce genre de groupements diminue les conflits et favorise le rendement ainsi que la souplesse dans les rapports grâce à ces affinités personnelles et sentiments d’amitié.

Dispositions techniques

·         L’objectif de l’élaboration du plan d’installation du chantier (PIC), ce document graphique basé sur le plan de masse pour, entre autres, définir les circuits de circulation des ouvriers et des engins ainsi que les positions des grues à tour, ne doit pas se résumer à la simple obtention des autorisations nécessaires préalables au démarrage ou la conformité avec les règlements d’hygiène et de sécurité, mais doit aller au-delà, de sorte à optimiser le déplacement des hommes, des matériaux et du matériel. C’est pourquoi, la réussite du PIC a une incidence positive directe sur la diminution des temps unitaires et des pertes des fournitures.

·         L’une des principales raisons pour lesquelles le façonnage du ferraillage génère des quantités importantes de chutes est le fait que les ferrailleurs s’efforcent systématiquement de couper les barres longitudinales des élévations afin d’avoir des attentes au niveau de chaque plancher, alors qu’il est tout à fait possible de les conserver sur toutes leurs longueurs ou du moins réduire le nombre de coupes. Quoique cette méthode nécessite un système de stabilisation pour équilibrer le ferraillage, elle permet de faire de grandes économies. D’ailleurs, il est recommandé de toujours privilégier le recours aux chutes plutôt que l’utilisation de barres saines. Quant aux élévations, le respect strict des plans de ferraillage contribue à la diminution du gaspillage du matériau. En revanche, la variation des espacements des armatures transversales est de nature à créer la confusion chez les ferrailleurs et donc des erreurs, raison pour laquelle il est souvent préférable de les harmoniser en optant, évidemment, pour les plus petits. Cette petite adaptation, aussi simple soit-elle, est en mesure de soulager grandement les équipes et les aider à accélérer le rythme de l’assemblage.

  • Les avantages du béton préfabriqué sont multiples ; grâce à sa facilité de pose, il réduit les délais et, par conséquent, le prix car les travaux d’étaiement, coffrage et ferraillage se retrouvent allégés. En particulier, l’utilisation des linteaux préfabriqués rend la pose de la maçonnerie plus fluide et continue même en cas de présence de portes et de fenêtres.
  • Les quantités commandées des agrégats et des matériaux de remblaiement doivent toujours être en adéquation avec la cadence d’avancement pour ne pas stocker les fournitures au chantier pendant trop longtemps au risque, d’une part, d’avoir des contaminations voire des pertes partielles notamment du sable qui peut facilement s’envoler sous l’effet du vent et, de l’autre, de plonger l’entreprise dans des dépenses inutiles sans apport sur sa facturation. Dans le même temps, une rupture de stock en pleine production est une catastrophe en mesure de, non seulement entraîner des retards, mais encore, des pertes pécuniaires directes. Par ailleurs, lorsque le béton est produit par l’entreprise in-situ, il est conseillé lors de la préparation des coulages des éléments de la structure de prévoir à l’avance un plan B pour qu’il ne soit pas jeté au cas où ses propriétés s’avèrent non conformes par rapport à sa destination initiale. De cette manière, un B25 ou B20 non conformes seraient utilisés, à titre d’exemple, comme béton de propreté ou dans des ouvrages provisoires.
  • Le système de construction à coffrage glissant permet de réaliser des structures en un temps record grâce à un fort rendement journalier. Ce système reste une méthode fiable et un choix à privilégier lorsqu’il s’agit de construire des tours ou des réservoirs en béton armé. Le bétonnage se fait par étapes similaires et répétitives. Le coffrage, y compris les plateformes de travail, progresse en continu sur des tiges de montée grâce à des vérins hydrauliques. Cela implique la mise en œuvre simultanée du coffrage, ferraillage et bétonnage et surtout la suppression des cycles de coffrage et décoffrage des plots. Ainsi, l’exécution est accélérée car elle s’effectue sans arrêt, généralement jour et nuit. Ce mode opératoire est donc synonyme de vitesse et d’utilisation économique des ressources. En 2019, le groupe marocain de cimenterie CIMAF a construit, à la capitale guinéenne Conakry, un grand silo d’un diamètre de 32m et d’une hauteur de 30m pour le stockage de la matière première. Grâce à cette technique, les voiles ont pu être réalisés en seulement 17 jours. De la même manière, le coffrage grimpant est aussi adapté à la construction d’immeubles de grandes hauteurs notamment lorsque les prescriptions en matière de prévention des risques professionnels sont très élevées. Il progresse, à l’aide d’une grue, vers la levée suivante en ceinturant l’ouvrage. Le coffrage auto-grimpant utilise ce même principe à l’exception du système de levage hydraulique dont il est équipé, qui remplace la grue et le rend donc autonome et plus rapide. Enfin, Les coffrages tunnels, ces moules métalliques permettant de couler en une seule fois une dalle de béton de grande surface ainsi que ses murs porteurs, sont très avantageux dans les structures simples et répétitives et donnent lieu à un gain important de temps.
  • Les grandes hauteurs sous plafond, porte-à-faux, changements de niveaux, courbes, poteaux circulaires, éléments décoratifs des façades et, de manière générale, toutes les formes complexes augmentent sensiblement le coût des travaux à cause des difficultés liées à leur réalisation. La recherche de plus d’économies imposte le choix de la simplicité dans la conception architecturale. En outre, contrairement aux idées reçues, un bâtiment à étage est moins coûteux qu’une maison de plain-pied pour une même surface couverte, non seulement parce que la superficie du terrain est plus petite, mais encore, il y a moins de terrassements et de béton de fondation
  • Tout projet de construction, du plus simple au plus complexe, est un processus long et exigeant qui doit suivre un certain nombre d’étapes et de procédés pour garantir un résultat réussi, augmenter le rythme d’avancement et éviter les reprises. De ce fait :
    • Chaque sous-traitant et chaque équipe réceptionnent le support sur lequel ils comptent intervenir afin de situer les responsabilités en cas de malfaçons de sorte que, si le rendu final de la peinture n’est pas satisfaisant, c’est le peintre qui assume la totale responsabilité et non le maçon.
    • L’ancrage de l’échafaudage des façades, indispensable pour son équilibre, doit se faire de préférence sur la façade car toute utilisation de l’espace intérieure risque de retarder les finitions dans ces zones.
    • Au cas où un forage est envisageable plus tard dans l’exploitation, il peut être judicieux de le réaliser pendant les travaux de peur que l’accès devienne difficile voire impossible pour l’engin.
    • Les fondations ont pour objectif de transmettre les efforts du bâtiment au sol afin d’assurer la stabilité de l’ouvrage et limiter les éventuels désordres dans la structure. Le choix du type dépend de la nature du terrain et plus précisément de sa capacité portante. Dans le cas où il est instable ou lorsque ses caractéristiques mécaniques s’avèrent insuffisantes, il est recouru aux fondations profondes et c’est une solution sensiblement onéreuse. Le choix du terrain est donc déterminant dans le coût global de la construction.
    • Le moment de démarrage du projet doit être soigneusement choisi en fonction des saisons de l’année dans l’objectif d’éviter les arrêts des travaux de bétonnage à cause de la pluie, la chaleur ou le froid. La meilleure période est le printemps car le climat n’est pas trop chaud et offre suffisamment de temps pour tout achever avant l’arrivée de l’hiver.

Conclusion

La réflexion autour de l’optimisation ne s’arrête pas au coût de la construction mais s’étend également aux charges liées à l’exploitation ultérieure du bâtiment, et les solutions ne sont pas forcément complexes. Ainsi, la mise en place d’un mécanisme de chasse d’eau à double commande diminue fortement la consommation de cette matière. Il se présente sous la forme d’un bouton double poussoir, le plus petit libère une faible quantité, suffisante pour évacuer un petit besoin et le plus grand entraîne un volume plus important. Si les caractéristiques des eaux souterraines et le règlement local le permettent, la réalisation d’un forage est en mesure de faire baisser considérablement la facture de l’eau notamment en ce qui concerne l’arrosage au cas où un espace vert est prévu. Quant à l’électricité, la conception architecturale doit, d’abord, prendre en considération les principes de luminosité afin de maximiser les bénéfices de la lumière naturelle du jour et limiter le recours à l’éclairage artificiel, grâce à de bonnes orientations et des dimensions suffisantes des ouvertures sans pour autant provoquer une perte importante de chaleur. Après cela, il appartient à la décoration intérieure, en toute logique, de favoriser les couleurs claires pour l’habillage des murs et plafonds, positionner les meubles de manière à éliminer au maximum les ombres, éviter les rideaux épais ou opaques et faire usage des miroirs pour augmenter la clarté de l’intérieur. Ensuite, il convient, d’une part, d’opter pour les ampoules à basse consommation et, de l’autre, de développer le réflexe d’éteindre celles inutilement allumées et de ne jamais laisser une pièce inoccupée éclairée. En outre, l’installation des panneaux photovoltaïques se présente comme une solution efficace et rentable sur le long terme pour produire de l’électricité et faire ainsi de grandes économies. Enfin, la réduction des dépenses énergétiques liées au chauffage inclut le renforcement de l’isolation thermique, l’utilisation du double-vitrage ainsi que la limitation de la hauteur sous plafond tout en privilégiant au maximum les apports solaires, par essence, gratuits. Par ailleurs, les industriels des revêtements travaillent continuellement sur de nouvelles formes et de nouveaux procédés de fabrication selon les tendances et peuvent donc arrêter définitivement la production d’une référence donnée. Il est donc vivement recommandé de prévoir un surplus lors de la commande de la fourniture du carrelage et le conserver pour les éventuelles réparations futures car sinon, un seul élément cassé risque de conduire au changement du revêtement de toute la pièce.

Abdelhak EL MOULI est ingénieur d’état en génie civil, lauréat de l’Ecole Mohammadia des Ingénieurs

 

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