Inondation à Casablanca… On se rejette la responsabilité !

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Les dernières précipitations qui se sont abattues sur Casablanca ont mis à nu les infrastructures routières et d’assainissement de la métropole. Il aura suffi de quelques heures d’une faible pluviométrie de plus de 30 millimètres, pour que la capitale économique se noie.

Si le monde rural a bien accueilli ce cadeau du ciel, les citadins ont énormément souffert. Des voitures, commerces et habitations ont été inondés, et des vidéos de Casablancais en grogne ont circulé sur les réseaux sociaux.

Une colère qui a pris de l’ampleur à la suite de l’effondrement de plusieurs maisons menaçant ruine dans des quartiers populaires de la métropole, notamment dans l’ancienne médina et à Derb Moulay Cherif, dans le quartier de Hay Mohammadi. Ce problème des habitats «menaçant ruine», pour rappel, date de plusieurs décennies au Maroc.

Face à cette catastrophe, le maire de Casablanca, dont la sortie médiatique est jugée «tardive et maladroite» par plusieurs observateurs, a rejeté l’entière responsabilité sur la société gestionnaire Lydec, et a invité les Marocains à porter plainte contre l’entreprise. Cette dernière a précisé que ses engagements d’investissements contractuels «ont été respectés et se poursuivront dans les années à venir selon les modalités du contrat de gestion déléguée et dans le respect du schéma directeur de l’assainissement liquide».

Ainsi va la vie au Maroc. Après chaque forte pluie, les villes sont inondées et des maisons menaçant ruine effondrées. Des responsables qui se rejette la responsabilité et des habitants qui crient leur ras-le-bol.

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