Casablanca.. La grande entreprise de teinture menacée de faillite, la police enquête sur des hommes d’affaires

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Depuis plus de quatre ans, la plus grande entreprise privée de teinturerie de Casablanca vit une situation misérable. Ce qui devrait conduire à la faillite et au déplacement de centaines de ses travailleurs, à cause des conflits vifs qui ont éclaté entre ses anciens propriétaires d’origine et les nouveaux.

Les solutions apportées par les nouveaux propriétaires, à travers le célèbre homme d’affaires Ahmed Al-Tarmabati, ont abouti à une l’impasse. Ces derniers ont en effet trouvé que la société «Prodick» pour les matériaux de peinture de construction est confrontée à un endettement, ce qui les a poussés à exiger le remboursement des millions de dirhams qu’ils avaient fournis pour leur acquisition.

Le conflit entre les anciens et les nouveaux propriétaires s’est envenimé, au moment où la police judiciaire enquête sur la question de la perte et les accusations ultérieures de chaque partie. Les anciens propriétaires accusent en effet l’investisseur susmentionné de falsifier des contrats de vente et des signatures afin de s’emparer de la société.

Al Tarmabati, membre du bureau de direction de l’équipe du Raja Casablanca, a rejeté les accusations portées contre lui, affirmant qu’il a été victime de fraude et d’extorsion, qui avaient entaché le fonctionnement de la plus grande entreprise depuis 2016, indiquant qu’il voulait récupérer les milliards qu’il y avait injectés et laisser la société à ses anciens propriétaires.

Selon des sources proches de l’homme d’affaires bien connu de la capitale économique, les documents dont il dispose confirment qu’il possède la société susmentionnée depuis le 23 décembre 2016, et que l’ancien propriétaire n’est plus le directeur général de ladite société.

La société «Castapro», détenue par Al Tarmabati, lui a transféré les actions de «Brodick» et toutes les procédures y afférentes ont été activées, accompagnées d’une inscription au tribunal de commerce de Casablanca, ajoutent les mêmes sources.

Même si le nouveau propriétaire principal s’est retrouvé dans une entreprise criblée de dettes et des décisions rendues au profit des traiteurs, sans parler du fait que «Brodick» ne possède qu’un seul bien immobilier dont la superficie ne dépasse pas 4000 m2, il s’est avéré que ses honoraires immobiliers sont grevés de réservations et d’hypothèques. Cependant, il a travaillé à relancer l’entreprise et remplir ses obligations envers les prêteurs en y injectant d’importantes sommes d’argent, précisent les mêmes sources.

Les nouveaux propriétaires de l’entreprise de teinture de renommée nationale se sont retrouvés obligés de rechercher des solutions judiciaires pour récupérer ce qu’ils ont perdu, dans un processus qu’ils qualifiaient de «fraude et tromperie», à un moment où ses anciens propriétaires parlaient de falsification de documents de passage et de vente, ce sur quoi les éléments de la Division de la police nationale ont enquêté depuis des semaines.

Malgré le fait que le nouveau propriétaire soit au courant des dettes accumulées, qui s’élevaient à 320 millions de dirhams, selon ce qu’il confirme, les observateurs s’étonnent qu’Al Tarmabati, qui connaît les secrets des entreprises, les ait acquis, alors qu’ils sont dans cette situation difficile.

Il est à rappeler que le propriétaire initial de «Brodick» avait été arrêté en Espagne et condamné pour une peine d’emprisonnement, après avoir été sorti illégalement du territoire national.

K. FAKHIR

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