Banque mondiale.. Grande alliance d’entreprises et de pays engagés à la neutralité carbone d’ici 2050

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Malgré la crise sanitaire mondiale, l’année 2020 a vu l’émergence de la plus grande alliance d’entreprises et de pays s’engageant à la neutralité carbone d’ici 2050  dans le cadre de la campagne Objectif zéro des Nations unies, indique un article de la Banque mondiale, précisant que ce mouvement concerne dorénavant au bas mot 68 % de l’économie mondiale, 56 % de la population (plus de 4,2 milliards d’habitants) et 61 % des émissions de gaz à effet de serre.

Notre tâche consiste maintenant à exploiter cette dynamique pour traduire des engagements en actions concrètes et se montrer à la hauteur d’un défi colossal, souligne MARI ELKA PANGESTU, l’auteur de cet article intitulé « Leaders engagés en faveur de la tarification du carbone : bilan 2020-2021 ». « La période que nous traversons est dans une certaine mesure idéale, puisque le fait d’établir un prix du carbone pourrait favoriser une reprise post-COVID résiliente, inclusive et durable, et contribuer à placer les pays sur une trajectoire de croissance sobre en carbone. »

Au cours des dix dernières années, rappelle-t-on, le nombre de pays et de collectivités territoriales s’étant dotés de systèmes explicites de tarification du carbone a été pratiquement multiplié par trois.  Cela représente environ un quart des émissions globales dans le monde. Mais les niveaux actuels sont loin de permettre la réalisation des objectifs climatiques nationaux et internationaux.

Selon MARI ELKA PANGESTU, la tarification du carbone continue de buter sur des obstacles politiques, avec un tarif moyen estimé à tout juste 2 dollars la tonne de CO2.  En 2017, la commission Stern-Stiglitz avait chiffré entre 50 et 100 dollars la tonne la hausse nécessaire du prix du carbone à l’horizon 2030 pour pouvoir atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

La période que nous traversons, note-t-elle, est dans une certaine mesure idéale, puisque le fait d’établir un prix du carbone pourrait favoriser une reprise post-COVID résiliente, inclusive et durable, et contribuer à placer les pays sur une trajectoire de croissance sobre en carbone . Grâce à son expertise macrobudgétaire, sectorielle et technique, ainsi qu’à son pouvoir de mobilisation, la Banque mondiale est particulièrement bien placée pour soutenir l’essor et l’adoption de la tarification du carbone.

Et l’auteur de rappeler que le Partenariat pour la préparation au marché du carbone (PMR) a déjà aidé 23 pays, et le mécanisme qui lui a succédé, le Partenariat pour la mise en place de marchés du carbone (PMI), se prépare à soutenir plus de 30 pays. Un autre dispositif accompagne les pays qui se dotent de programmes pour réduire les prix négatifs du carbone à travers des réformes de leurs subventions aux carburants.

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