A Casablanca, des maisons délabrées s’effondrent chaque hiver

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A Casablanca, des maisons délabrées s’effondrent chaque hiver. Ce phénomène devenu familier inquiète les habitants de la métropole. Pourquoi perdure-t-il et comment y remédier ?

Le phénomène des habitats menaçant ruine s’intensifie à Casablanca. Dans l’ancienne médina, Derb Sultan et Hay Mohammadi, des bâtiments, dont la date de construction remonte à près de 100 ans, peuvent s’écrouler à tout moment. Face à cette situation, les résidents de ces maisons, une population vulnérable et démunie, vivent dans la peur et l’angoisse de trouver un jour dans les décombres de ces édifices. Malgré cette peur et cette angoisse, ces habitants ne peuvent pas quitter leur maison en raison de leurs faibles moyens financiers et de leurs conditions sociales précaires. Les solutions proposées sont donc au-dessus de leurs capacités financières, comme l’apport de 100.000 dirhams pour bénéficier d’une maison neuve dans le cadre des programmes institutionnels de relogement.

Soulignons, à cet égard, qu’une étude réalisée par la division de l’urbanisme au Conseil de la ville sur les constructions menaçant ruine à Casablanca a révélé que le nombre de ces bâtiments est estimé à plus de 2.800 édifices abritant environ 72.000 ménages, dont 1.874 dans l’arrondissement El Fida-Derb Sultan (65%), 905 à Casablanca-Anfa (32%) et 91 à Hay Mohammadi-Ain Sebâa (3%). Ce phénomène s’explique également par le manque d’efficacité l’absence d’une stratégie claire et proactive pour résoudre ce problème. De plus, ces bâtiments abritent plusieurs familles et cette situation rend difficile l’opération de mise à niveau de ces édifices ou d’évacuation de leurs occupants.

Pour remédier à cette intensifier leurs efforts pour lutter contre les pratiques de réoccupation ou de location des habitations évacuées par l’engagement de poursuites contre toute personne exposant autrui au danger.

En somme, le problème des habitats menaçant ruine ne peut être résolu que par l’élaboration d’une vision globale qui prend en considération l’état des lieux à la situation des habitants. Une vision qui requiert la participation de toutes les parties concernées.

K. FAKHIR

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