Voximo, une société spécialisée dans la communication immobilière

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Les grands projets immobiliers doivent traverser plusieurs obstacles politico-administratifs. Avant de commercialiser des appartements, de les vendre, de les louer, il faut parvenir à les construire. On ne parle pas ici de fondations, de coffrages, de murs, de toitures ou d’échafaudages. Mais bien de méandres administratifs et politiques qui demandent une stratégie de communication.

Et c’est cette stratégie que propose Voximo, une nouvelle société, sœur de l’agence de communication Voxia. «On s’occupe de la pré-urbanisation», lance Alexis Delmege, associé-gérant et cofondateur, avec Eve Lozeron-Gentile.

En effet, avant même de pouvoir espérer toute autorisation de construire à l’échelle d’un quartier, un promoteur ou une collectivité publique doit d’abord faire approuver un plan localisé de quartier, le PLQ. Un plan d’affectation dans lequel il s’agit de présenter et de débattre d’enjeux aussi variés que le périmètre d’implantation, les voies de communication, les espaces libres et verts, les terrains réservés aux équipements publics, la végétation à créer, les places de parc ou encore les conduites d’eau et d’énergie.

Vient ensuite l’étape du dépôt de l’autorisation de construire, sujette à oppositions. «Il existe beaucoup de moyens de recours ou d’opposition, raconte Alexis Delmege. Pour un développeur, ce risque est important.» D’où l’intérêt, à la fin de la phase de conception d’un projet, de mener rapidement une concertation avec toutes les parties prenantes – les promoteurs, les architectes, les autorités, les futurs habitants, les usagers, les voisins, les associations. «Cela permet de les intégrer très en amont de la livraison du projet.»

Alexis Delmege a identifié ce besoin d’anticiper les écueils alors qu’il était à la fois communicant et secrétaire général de l’Association de l’économie immobilière (SVIT Romandie), de 2015 à 2019. «J’aime bien faire le parallèle avec un divorce : lorsque l’on cherche un avocat, on va s’orienter vers un spécialiste de la question. C’est ce manque-là que l’on a voulu combler en proposant ce service.»

Un savoir-faire qui n’est toutefois pas inédit, indique Christophe Aumenier. Le secrétaire général de la Chambre genevoise immobilière indique en effet qu’au sein de son organisation, mais aussi au sein de diverses agences plus ou moins spécialisées, ce type de prestations existe de longue date. «Ce qui est nouveau, en revanche, c’est que quelqu’un souhaite le faire savoir.» Un signe, selon lui, que «dans ce domaine, comme dans d’autres d’ailleurs, le milieu immobilier s’est beaucoup professionnalisé au cours des dernières années».

Pourle moment, les sept collaborateurs de Voximo gèrent une poignée de mandats dans ce domaine, en plus des missions plus traditionnelles de branding ou de marketing. Pour des raisons contractuelles, Alexis Delmege n’est pas autorisé à donner les noms des projets concernés. Notamment parce qu’il s’agit, pendant un certain temps au moins, de faire profil bas. «A la différence des activités plus traditionnelles de communication immobilière, il faut parfois savoir se taire.»

A. O

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