Mme Bouchareb participe à l’ouverture d’un colloque scientifique sur «La Smart City au service de la résilience et du renouveau territorial»

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Mme Nezha Bouchareb, ministre de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisation, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, a participé à l’ouverture de la session 2021 du forum «Casablanca …Smart City» sur le thème «Smart City au Service de la Résilience et de la Régénération Territoriale» organisé par Casablanca pour la Revitalisation et les Manifestations, en partenariat avec la Mairie, l’Université Hassan II de Casablanca et l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir.

Dans son intervention, la ministre a souligné l’importance du thème du forum, car il éclaire la présentation de la transformation numérique et ses rôles dans la consolidation de la pérennité territoriale, l’amélioration de la qualité des services et du cadre de vie de l’ensemble de la population. Avec l’intelligence artificielle.

Et parce que l’organisation de ce forum intervient après la situation du Covid-19, qui a mis à l’épreuve les schémas urbains et la résilience des villes, notamment métropolitaines, d’autant plus qu’elles connaissent une densité démographique et reçoivent les investissements les plus importants, et souffrent en même temps de fragilité, ces données et indicateurs, ajoute Mme Bouchareb, nécessitent de réfléchir dans les territoires du sol afin de renforcer leur capacité d’adaptation et d’innovation et d’assurer la continuité de la vie en eux, rappelant dans ce contexte les directives éclairantes de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste et son soutien, appelant à l’adoption de mesures et de procédures pour atténuer les effets et les répercussions de la crise sanitaire. A cet égard, le ministre a souligné la nécessité d’adopter les acquis du nouveau modèle de développement, qui nous demande de relever et gagner les défis et les enjeux d’un développement ciblé dans divers domaines, afin de permettre au Maroc d’occuper une position avancée dans le classement des pays dans le domaine des indicateurs de développement à l’horizon 2035.

Mme Bouchareb a également souligné l’urgence de mobiliser toutes les compétences nationales et locales, d’améliorer et de renouveler les performances administratives et d’utiliser au maximum la numérisation comme levier clé de transformation rapide et moteur majeur des économies du XXIe siècle, considérant que la transformation numérique doit englober tous les territoires, qu’ils soient urbains ou ruraux. Elle nécessite d’investir dans le capital humain, en tant que porteur du projet smart field, en renforçant ses capacités et en l’encadrant afin de tirer le meilleur parti des nouvelles technologies et moyens.

En lien avec la situation du COVID-19, le ministre a indiqué que 80% des cas de COVID-19 au Maroc étaient concentrés dans cinq régions métropolitaines, représentant près de 70% de la population et contribuant à 75% au produit intérieur brut, notant qu’il y a un écart du taux de blessures selon le type de villes : 63% dans les grandes villes et métropoles, 26% dans les villes intermédiaires et 11% dans les petites villes, appelant à une analyse des différents «chocs» auxquels les villes sont confrontées en raison de la pandémie et une évaluation de leur degré d’adaptation et de résilience pour assurer la continuité fonctionnelle de leurs systèmes urbains.

Dans ce contexte, le ministre a souligné que la transformation numérique des territoires était une priorité du ministère de l’Aménagement du Territoire National, de la Construction, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, car elle permettait les efforts déployés pour accélérer la gestion immatérielle des services des agences urbaines, comme le taux de numérisation est passé de 55% en mars 2020 à 97% à l’heure actuelle, ce qui indique la capacité, face à la crise, à assurer la pérennité d’un service public de qualité ainsi qu’à instaurer un climat de confiance et à offrir un climat des affaires stable, attractif et propice à la reprise de l’investissement.

Mme Bouchareb a également évoqué la réalisation par le ministère de trois conceptions pour une direction de la transformation numérique à Fès, Marrakech et Agadir, et une quatrième conception en préparation pour la ville de Tanger, qui traduit la volonté de changer les stéréotypes dans le domaine de la planification numérique pour les territoires et pour réaliser l’ambition des aires de services.

La ministre a également indiqué que le lancement du portail géographique national pour les documents de construction approuvés via le lien www.taamir.gov.ma constituait une étape stratégique pour le ministère qui a facilité et amélioré l’accès à l’information urbaine gratuite et à l’affichage des terres, car plus de 900 documents de construction. Il a été approuvé en expliquant que l’ambition est plus grande et repose sur le démarrage de deux projets stratégiques, à savoir les agences urbaines numériques 2.0 et le projet de reconstruction électronique, qui vise à créer un portail de services numériques fournis par les agences et la gestion numérique du processus d’élaboration des documents d’urbanisation, y compris la procédure de recherche publique.

Mme Bouchareb a conclu que l’ambition des espaces territoriaux intelligents passe par la mise en place des conditions de convergence des politiques publiques au niveau territorial, à travers l’adoption de mécanismes innovants de gouvernance territoriale et la consolidation du principe de gestion idéale, qui oblige, le ministre ajoute, la nécessité de l’implication de toutes les composantes du système, au niveau central, régional et local, dans la cristallisation et le cadrage des zones de sols intelligents et l’appropriation de ce projet avancé, afin de réussir dans la constance en apportant des réponses qui permettent aux zones de sols de s’adapter aux différents changements induits par les crises.

Il est à noter que l’organisation de ce forum s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la cinquième édition du Salon Smart Cities qui sera organisé à Casablanca en 2022.

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