Le renforcement du capital humain en Afrique au centre des priorités de la Banque mondiale

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Pour garantir que toutes les filles et tous les garçons pourront réaliser pleinement leur potentiel, particulièrement en Afrique, le Groupe de la Banque mondiale a lancé en 2019 le Plan pour le capital humain en Afrique afin de stimuler des investissements et des réformes dans ce domaine, lit-on dans un article sur le site du groupe.

«Pour que chaque individu — et pas seulement ceux qui sont privilégiés dès leur naissance par le contexte géographique, le sexe, l’appartenance ethnique ou le statut socio-économique — puisse réaliser son potentiel, le renforcement du capital humain doit être au centre des priorités de développement de chaque pays», déclare Annette Dixon, vice-présidente de la Banque mondiale pour le Développement humain.

Ce Plan définit des cibles et des engagements financiers précis dans le cadre du Projet pour le capital humain, une initiative mondiale appelant à investir rapidement, plus et mieux dans les populations pour stimuler une croissance économique profitant à tous, précise l’article, rappelant qu’un an après son lancement, non seulement le soutien de la Banque mondiale aux pays africains a été considérablement renforcé, mais il a également été adapté. La Banque a engagé près de 7,5 milliards de dollars de financements spécifiques sur des projets de développement humain au cours de l’année écoulée (soit plus du double de l’année précédente), tout en renforçant son soutien au capital humain dans d’autres secteurs : agriculture, inclusion sociale, eau et assainissement, etc.

La pandémie a des répercussions directes et indirectes sur le capital humain de l’Afrique et ce sont les femmes et les filles qui en souffrent le plus (a). Toutefois, en dépit de cette situation préoccupante, il y a aussi des raisons d’espérer et d’adresser un message fort aux décideurs politiques : investir dans l’autonomisation des femmes, par l’accès à une éducation de qualité, à des filières d’emploi et à des soins de santé sexuelle et reproductive, est aujourd’hui plus important que jamais, souligne l’auteur de l’article.

«Investir dans les femmes et les filles est indispensable pour tenir la promesse du développement, c’est aussi simple que cela», souligne Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique. «C’est pourquoi nous avons aidé nos clients en finançant de nouveaux projets à hauteur de plus de 2,2 milliards de dollars dans les domaines de la santé, de l’éducation et des débouchés d’emploi pour les femmes.»

Ces projets s’attaquent aux multiples obstacles auxquels se heurtent les femmes et les filles, notamment en luttant contre le mariage des enfants, en renforçant l’éducation des filles, en mettant l’accent sur les services de planification familiale et en garantissant des cadres juridiques plus solides pour la protection des femmes et des enfants. Tout cela peut aider les pays africains à accélérer leur transition démographique, c’est-à-dire à inverser les courbes de natalité et de mortalité infantile.

Le projet pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (SWEDD) constitue à cet égard une initiative phare. En s’appuyant sur les chefs religieux, ce projet contribue à changer les normes et les comportements sociaux envers les femmes et les filles au Sahel.

Doté d’un budget de 675 millions de dollars, le projet SWEDD aide les pays à soutenir l’autonomie des femmes et des adolescentes, à améliorer leur accès à des services de santé reproductive, maternelle et infantile de qualité et à élaborer des programmes d’action faisant de la démographie et l’égalité des sexes la clé de la croissance.

M. E

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