Le Forum Marocain des Métiers Verts de l’Energie et de l’Environnement a obtenu un vrai succès institutionnel

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4ème édition du Forum Marocain des Métiers Verts de l’Environnement et de l’Energie : un groupement exclusivement dédié aux métiers verts en vue

 Tenu ce 27 novembre 2019, au SOFITEL Casablanca sous le Haut Patronage De Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, Que Dieu l’Assiste,pour la deuxième fois consécutive,le Forum Marocain des Métiers Verts de l’Energie et de l’Environnement a également obtenu un vrai succès institutionnel par l’accompagnement de 5 ministères :

Le Ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, Ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie Verte et Numérique, Ministère du Travail et de l’Insertion Professionnelle, Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, Ministère de l’Education Nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

 Une première à Casablanca

Pour une première fois, le FMV s’est tenu au poumon économique du Royaume ; à la ville de Casablanca pour sa quatrième édition. Ce déplacement vers le poumon économique du Royaume n’est qu’une résultante d’une vision stratégique que portait les organisateurs : se rapprocher davantage des industriels et opérateurs économiques, pourvoyeurs d’emplois verts.

Inauguré par le Ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, l’AMEE, l’IRESEN et la société civile représentée par l’Alliance Marocaine pour le Climat et le Développement Durable, le FMV peut se targuer d’avoir réussi le challenge de réunir autour d’une même table autorités, offices publics et société civile.Consciente du besoin de pérenniser cette rencontre lancée en Juin 2016 et d’en accroître les retombées, la revue Energies & Environnement a souhaité faire de cette journée une plateforme créatrice de synergies entre les mondes institutionnel, économique et académique, et ce, afin de favoriser une meilleure prise de conscience de l’importance que représente cette niche que sont les métiers verts et de son potentiel en termes de créations d’emplois et de protection de l’environnement. Cette journée a été donc une occasion de jeter la lumière sur les politiques publiques pour la promotion des métiers verts et de la protection de l’environnement, mais a également permis de benchmarker avec les opérateurs privés du domaine de l’Energie et de l’Environnement sur les meilleurs pratiques en termes d’emplois verts et verdissants.

Une journée rythmée en débats et échanges sur les métiers verts au cœur des territoires durables

« Transition énergétique au cœur des territoires durables »

La première table ronde de cette journée a été axée sur la « Transition énergétique au cœur des territoires durables : les secteurs du transport, de la construction et de l’agriculture face aux exigences des territoires résilients ».Sa Majesté avait déclaré lors de la COP 22 que le « Maroc est devenu l’un des acteurs majeurs de la transition énergétique dans le monde et plus particulièrement sur le continent africain ». Cette déclaration hautement historique avait été appuyée par une décision de taille, celle de porter l’objectif du pays pour la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de 42% à l’horizon 2020 à 52% à l’horizon 2030. Depuis, l’une des priorités majeures de la stratégie énergétique élaborée par le gouvernement conformément aux Hautes Directives Royales est de réussir la transition énergétique au niveau de tous les secteurs directement ou indirectement concernés. Ce panel a été l’occasion d’approcher de plus près de cette transition, des actions mises en place et des projets en cours. Elle a vu l’intervention de L’AMEE, de l’IRESEN, du CNESTEN, de ENGIE, et de ALTO EKO ; un bureau d’études spécialisé dans la construction durable.

« L’Economie Circulaire : Quelle expertise pour une gestion durable des déchets ? »

 Une deuxième table ronde a été dédiée à cette thématique.En effet, depuis la révolution industrielle, les modèles économiques se sont fondés sur des chaînes linéaires de production et de consommation qui ne sont plus soutenables sur le long terme : ni la finitude des ressources exploitées en amont du processus, ni la gestion des déchets produits en aval du processus ne sont suffisamment pris en compte. En Afrique, le constat est fait depuis longtemps déjà, son économie basée sur la stricte logique linéaire production-consommation-élimination participe à l‘épuisement de ses ressources naturelles. Dans cette table ronde, les penseurs et experts ont à travers leurs analyses et regards transversaux et holistiques sur l’économie circulaire, pensé à un modèle économique vert et plus vertueux.Ce panel a permis de faire un tour d’horizon sur les pratiques qui se font en terre marocaine en termes d’innovation et durabilité. Il a vu l’intervention du Ministère de l’Energie des Mines et de l’Environnement, du Ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie Verte et Numérique, de la GIZ, de SUEZ Environnement et de la Fédération Nationale de Valorisation des Déchets.

« Quels mécanismes de financement pour quels projets verts »

Le FMV a clôturé sa conférence sur une autre thématique non des moindres, celle des programmes de financement pour les métiers verts. A cette problématique, les structures de financement qui ont participé à cette table ronde comme le programme Cleantech, la Caisse Centrale de Garantie, Maroc PME ont essayé d’apporter des éclaircissements quant à la finance des projets verts. D’un autre côté, ENACTUS, le Cluster Solaire et l’association Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture ont fait un focus sur leurs différents Projets. Cette table ronde a été donc une meilleure occasion de mettre en «face to face» les structures de financements et les porteurs de projets verts.

Un groupement exclusivement dédié aux métiers verts

Les organisateurs du Forum ont annoncé leur volonté de créer un groupement exclusivement dédié aux métiers verts. L’idée est née suite à un constat sur l’état des lieux des emplois verts au niveau national.

« Ce qui a attiré le plus notre attention est le fait qu’il soit presque quasi impossible de cartographier cette niche que représentent les emplois verts au Maroc. Il est certes vrai qu’il y a beaucoup de projets, de politiques et de stratégies lancés par le gouvernement et qui ont pour finalité la protection de l’environnement ou la réduction énergétique et par ricochet la création de métiers dits de l’environnement. Il n’en demeure pas moins que l’attention particulière qu’il fallait accorder à cette niche reste encore très timide » a annoncé madame Wafa Farzouz, Responsable du Forum lors de son discours en prélude de la séance inaugurale.

Pour avoir été au cœur de l’évolution de cette thématique, la Revue Energies & Environnement a jugé nécessaire donc demener une consultation publique au près des différentes parties prenantes directement ou indirectement concernées par les métiers verts ou verdissants. Parce qu’il ne s’agit plus de débattre sur les questions sans proposer, faire et réaliser concrètement des projets, ce groupement de plaidoyers dédié à cette niche, aura pour ultime mission la promotion et la représentativité du secteur pour un Maroc vert, pour l’emploi des jeunes et des moins jeunes, et pour un avenir meilleur du Pays et afin d’établir un partenariat entre l’Homme, la Nature puis son Ecosystème. Un idéal que ce Forum entend faire l’écho.

Recommandations à l’issue de cette quatrième édition

  • Intensifier la collaboration entre les industriels et les universitaires.
  • Sensibiliser et communiquer sur toutes les opportunités impliquées par la transition vers une économie circulaire, durable et solidaire dans le but d’impliquer toutes les forces vives du Maroc dans ce combat.
  • Mettre en place un système de suivi et d’évaluation des différentes politiques éparses mises en place dans le cadre de la SNDD.
  • Créer un cadre favorable à l’entreprenariat des jeunes porteurs de projets et renforcer les structures de financement.

Communiqué

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