Urbanisme.. Tamesna où le défi d’une véritable ville nouvelle connectée …

La ville nouvelle de Tamesna s’inscrit dans une dynamique territoriale visant la présentation d’une alternative urbanistique durable qui contribuera à la diminution de la pression sur l’axe urbain Rabat-Salé-Témara, l’objectif initial étant de créer une structure intégrée et inclusive.

Ce noyau urbain regorge de potentialités naturelles et géographiques, en plus de sa proximité avec les centres urbains avoisinants, la disponibilité des routes et le développement d’une zone industrielle, ainsi qu’un ensemble d’infrastructures réalisées ou en cours de réalisation.

Avec un investissement prévisionnel de 21 MMDH, la ville ambitionne de s’ériger en locomotive de développement, dans une approche basée sur la solidarité territoriale et sociale, avec pour but de réduire les disparités et lancer une dynamique économique.

Pour le DG-adjoint d’Al Omrane Tamesna, Abdelhakim Zidouh, la ville présente une alternative urbaine à l’extension anarchique qui peut survenir à Rabat-Salé-Témara et ce, à travers le contrôle de cette extension.

Tamesna, qui a été accompagnée à travers le plan national de l’aménagement territorial, s’inscrit dans le cadre d’une politique proactive qui anticipe les besoins en matière d’urbanisme.

Pour ne pas causer une fracture territoriale et afin de permettre la connexion de la nouvelle ville au noyau de la collectivité territoriale avoisinante, Sidi Yahia Zaër, le ministère a alloué 68 MDH à la réhabilitation de cette ville. Il a été question, également, de la consolidation et du renforcement du réseau routier qui lie Tamesna à son environnement.

Sur le plan économique, M. Zidouh fait observer qu’une dynamique économique est aujourd’hui enclenchée, et qui a donné lieu à un nombre de chantiers. En plus, la zone industrielle réalisée sur une superficie de 17 ha, constitue un centre économique attractif permettant d’accueillir 38 unités industrielles, dont sept sont en cours d’exploitation, 24 en cours de construction et sept en attente d’autorisations.

De même, à Tamesna, ce sont pas moins de 100 ha dédiés aux espaces verts, dont plus de la moitié ont déjà été aménagés.

Dans ce sens, un site écologique important est situé à l’entrée de la ville. Il s’agit d’une forêt urbaine de 80 ha aménagée par Al Omrane, en coopération avec le Haut commissariat aux eaux et forêts.

Cet espace est traversé de parcours de randonnées, d’espaces de divertissement et de pratique de différentes activités, offrant un agréable cadre de vie aux habitants.

A cette forêt urbaine s’ajoute un parc de 13 ha, se situant au cœur de la ville. Un véritable poumon pour la ville et les territoires avoisinants. Sans oublier le parc de Sidi Yahia Zaër, qui connecte cette ville à Tamesna, et qui était jadis un bidonville, dont les habitants ont été relogés dans des logements décents.

Ce parc abrite deux stades de proximités, un skate-park et des espaces de divertissements réservés aux enfants.

La ville est, également, impliquée dans la réalisation de projets respectant l’environnement, soutient le responsable, mettant en avant dans ce sens la station de traitement des eaux usées et la réutilisation de ces eaux (160 MDH).

Comparée aux autres nouvelles villes réalisées dans d’autres régions du Royaume, Tamesna avance à pas de géant. Elle est, en effet, la ville la plus en avance en termes de taux de réalisation.

Dans ce sens, M. Zidouh estime que les nouvelles villes sont des laboratoires urbains qui permettent d’expérimenter différentes approches en matière d’aménagement et d’équipement, notant que Tamesna qui s’étale sur 840 ha abrite actuellement environ 56.000 habitants.

En ce qui concerne les travaux d’aménagement, entièrement pris en charge par Al Omrane, le responsable a indiqué que le taux de réalisation est de près de 99%.

Les efforts de développement des services publics de la ville ont été consolidés par la mise en service d’un commissariat de police, mis en place dans le cadre de l’accompagnement des services de police aux nouveaux pôles urbains.

Quinze ans ans après le lancement des travaux de sa construction, Tamesna ambitionne aujourd’hui de réaliser plus de cohésion au niveau de ses tissus urbanistique et démographique.

Ainsi, M. Zidouh a fait savoir que les partenaires institutionnels insistent aujourd’hui sur une nouvelle vision pour répondre aux besoins croissants des différentes catégories démographiques, notant que la classe moyenne est une cible principale.

Les acteurs ambitionnent de répondre à la demande de cette catégorie en termes d’offres de logement et, ainsi, insuffler une nouvelle dynamique dans le tissu économique et social de la ville.

L’autre défi est de mener une réflexion sur l’élargissement de la zone industrielle, à travers un plan d’aménagement qui prendrait en considération la réalisation de l’équilibre entre les différentes composantes du tissus urbain de la ville.

Si la nouvelle ville de Tamesna a réalisé, aujourd’hui, de nombreux acquis, elle fait face néanmoins à des défis majeurs, liés notamment au besoin de se réinventer en permanence, de façon à garantir la durabilité de ce modèle urbain, en s’adaptant à un environnement en permanente mutation…

K. FAKHIR

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