Urbanisme : la ville de demain au centre des travaux de la 7ème édition du Forum des Centraliens

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Les travaux de la 7ème édition du Forum Centraliens Supélec organisée par l’Association des Centraliens et Supélec du Maroc (ACSM), a pris fin lundi 14 novembre dernier. Cette édition du Forum, qui fut articulée autour de la thématique clé “Quelle planification urbaine pour une ville durable ?”, s’est soldée par la formulation de plusieurs recommandations dégagées à l’issue des 4 ateliers tenus lors de la première journée de la rencontre (13 novembre) et qui furent animés par des panels composés d’éminents experts.

« Notre objectif principal est de positionner ce Forum en tant que force de proposition, de véritable think thank. On reproche souvent aux lauréats des grandes écoles de bouder les débats publics et la politique. Or ce Forum, qui a été créé en 2007, vient plus que jamais infirmer un tel constat ! », a déclaré Said El Baghdadi, Président de l’Association des Centraliens et Supélec du Maroc.

Commentant les différentes recommandations énoncées, Les recommandations issues de ces ateliers ont été notamment orientées autour de 4 axes majeurs : la question de la stratégie de la ville de demain, celle du processus et gestion de l’urbanisme, celle de la gouvernance et du cadre juridique, et enfin celle liée au dispositif d’écoute et de mobilisation de la société civile.

De sa part, Said Ahmidouch, Wali de la Région de Settat-Casablanca, Gouverneur de la Préfecture de Casablanca a commenté : « aujourd’hui, les villes marocaines sont inscrites dans une logique de changement et de transition, et doivent tenir compte de la rareté des ressources (eau, terrains agricoles, foncier,…). J’ai noté que l’ensemble des recommandations tendait à aller dans le sens d’une planification urbaine moderne et durable qui invite fortement à remettre en question certaines visions adoptées auparavant ».

De manière globale, les recommandations invitent à promouvoir une nouvelle approche de la planification urbaine qui intègre la prise en compte des effets du changement climatique et des principes de durabilité ; les enjeux de la nouvelle mobilité (électrique, autonome, partagée, connectée…), la levée du tabou de la hauteur et enfin une approche centrée autour du citoyen et qui encourage l’inclusion et la mixité sociale et fonctionnelle. Elles appellent également au développement de villes intermédiaires qui seraient dotées d’équipements et de services à même d’augmenter leur attractivité.

Elles invitent en outre à s’inspirer de pratiques ancestrales d’urbanisation et notamment du concept des médinas, tout en se tournant vers les expériences les plus réussies au niveau national et international.

Elles considèrent également l’opérationnalisation comme étant un véritable nerf de la guerre permettant de mettre en place des villes réellement modernes et intelligentes. Elles appellent ainsi à encourager et systématiser des revues périodiques des documents d’urbanisme, tout en tenant compte des remontées du terrain à condition qu’elles soient fiables et actualisées, en plus de refocaliser les efforts des agences urbaines autour de la prospective et autour de projets structurants. Elles mettent également en exergue la question de la sécurisation dans la réalisation des infrastructures communes (santé, éducation, espaces verts, culture…) à travers la mise en place de mécanismes réussis (SDL, PPP et notamment les GIE)…

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