Le Maroc ne mérite pas cette anarchie

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L’état de certaines lignes d’autoroutes marocaines se tiermondise, alors que la politique du pays place la barre plus haut, et tend à rivaliser celles des pays qui absorbent un taux d’investissement étranger plus important que le sien. Comment peut-on attirer l’attention des investisseurs dans le monde ou les grandes usines connues à l’échelle internationale avec une autoroute à deux voies dans une zone industrielle de Berrechid, Nouaceur, Bouskoura où s’implantent les plus grands projets macroéconomiques ?

Oui, cette partie de l’autoroute de Sidi Maarouf jusqu’à Berrechid est composée de deux voies. Un projet de triplement de cette voie stagne depuis plus de trois ans,

Cette même ligne d’autoroute enregistre le plus grand flux des automobilistes et des routiers avec leurs engins. Si ces derniers prennent la voie gauche, la région Casa-Settat se bouche. Il faut essayer un aller/retour Casa-Settat en une seule journée pour mieux comprendre le paradoxe.

Cette région compte un nombre important de quartiers industriels, ce qui fait d’elle, certainement et sans vérifier les sources, la région la plus économique du Royaume. Elle devrait donc se doter d’une infrastructure plus importante.

Outre les deux voies sur cette partie de l’autoroute, on constate des piétons, marchands ambulants au niveau des péages, des jeunes qui arpentent tout le périmètre des péages pour commercialiser les Jawaz aux automobilistes. Ces derniers passent 10 minutes d’attente pour pouvoir payer et franchir la barrière de péage. Or, le péage est souvent composé de 8 guichets, 6 dédiés aux détenteurs de Jawaz et 2 aux autres. Les premiers mettent deux secondes pour outrepasser la barrière tandis que les seconds sont bloqués une dizaine de minutes, rien que pour les inciter à acquérir le Jawaz.

Cette situation donne lieu à des embarras surtout dans les régions les plus peuplées telles que Casa, Rabat, Tanger, Kénitra… On peut avoir une meilleure gestion, on peut commercialiser Jawaz sur les réseaux sociaux et débloquer les péages. On peut commercialiser Jawaz autrement sans gêner la circulation. On peut commercialiser Jawaz intelligemment sans prendre les citoyens en otage dans les autoroutes. On peut commercialiser Jawaz sans laisser les marchands ambulants déambuler dans les autoroutes et les exposer ainsi au danger.

K. Fakhir

 

 

 

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