Lafarge en Syrie au cœur d’une affaire de crimes contre l’humanité

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Le groupe Lafarge en Syrie est au cœur d’une affaire controversée. En effet, il est soupçonné d’avoir versé, via une filiale, plusieurs millions d’euros à des milices terroristes pour maintenir son activité de cimenterie en Syrie en 2013 et 2014.

La cour d’appel de Paris a confirmé, ce mercredi 18 mai, la mise en examen du groupe cimentier pour «complicité de crimes contre l’humanité» concernant ses activités jusqu’en 2014 en Syrie, apprend-on des médias français.

Le groupe avait injecté presque 680 millions d’euros dans la construction de ce site, achevé la veille de la guerre en Syrie, en 2010. La Cour d’appel a suivi sur ce point les réquisitions du parquet général qui estimait que l’entreprise avait «financé, via des filiales, les activités de l’Etat islamique à hauteur de plusieurs millions de dollars, en connaissance précise des agissements», font savoir les mêmes sources.

L’instance judiciaire a prononcé le maintien de la mise en examen de Lafarge pour «mise en danger de la vie d’autrui», plus précisément, des ex-salariés syriens qui ont été obligés à poursuivre leur activité dans la cimenterie de la région de Jalabiya en Syrie, alors que la région était en proie à la guerre civile.

Le groupe avait obtenu de la cour d’appel de Paris en novembre 2019 l’annulation de sa mise en examen en 2018 pour «complicité de crimes contre l’humanité». Mais en septembre 2021, la Cour de cassation, plus haute juridiction judiciaire française, avait cassé cette décision de la Cour d’appel, ainsi que le maintien de la mise en examen du groupe pour «mise en danger de la vie d’autrui».

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