Casablanca « roule » sur la corde raide !

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Samedi dernier, le flot qui a pris d’assaut les portes de la capitale économique a plus que doublé. Selon le site Derb Sultan 24, plus de deux millions de visiteurs ont afflué sur la métropole. Du coup, les bouchons ont quadruplé. Une marée automobile qui s’est emparée des principales artères de la ville. Quelques centaines de voitures supplémentaires : cette marée risque de devenir banquise.

Les Casablancais ont remarqué le surpeuplement sans précédent que les grands boulevards ont connu en particulier dans les zones commerciales, où des quartiers ont été bloqués au niveau de leurs rues et ruelles principales.

De plus, Casablanca étant devenue un chantier à ciel ouvert, l’augmentation phénoménale du nombre de véhicules rend la circulation plus ardue. L’occupation des trottoirs par les vendeurs de rue de manière chaotique et non organisée aide directement à étrangler les couloirs.

Devant cette situation, tout citoyen marocain, qui fait un petit tour des rues de Casablanca, doit attendre des heures avant de trouver un moyen de sortir de la congestion et de la surpopulation des rues, en particulier des principales artères.

Victimes des encombrements, les automobilistes sont, de par leur comportement individualiste, les premiers à ajouter de la confusion. Car le moindre incident peut bloquer la circulation : un accrochage entre deux automobilistes, un petit accident qui peut être réglé à l’amiable, une rue qui manque d’un agent de police, des voitures garées en double par flemme.

Dans les mois à venir, la circulation risque d’être de plus en plus difficile. Pour ne pas vivre la même situation de samedi, il faut s’armer de patience et de civisme, céder la priorité aux usagers de la route et éviter les accrochages. La croissance rapide du parc automobile ne doit pas être accompagnée seulement d’un développement des transports et des infrastructures mais également d’une évolution de la mentalité des usagers de la route.

K. FAKHIR

 

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