Maroc : un leadership continental confirmé dans les infrastructures de transport, d’énergie et d’équipements sportifs
Par Marco de Comunicación
À l’occasion de la célébration, le 18 novembre dernier, de l’anniversaire de la proclamation de l’indépendance par Sa Majesté le Roi Mohammed V en 1956, le Maroc confirme une nouvelle fois son positionnement comme référence africaine en matière d’infrastructures, de logistique et d’ingénierie territoriale.
À l’approche de la CAN 2025 et du Mondial 2030, le Royaume met en œuvre une stratégie d’investissement d’une ampleur rarement égalée sur le continent, touchant les secteurs du ferroviaire, des ports, des aéroports, des autoroutes et des équipements sportifs de nouvelle génération. Cette stratégie s’inscrit dans une vision de long terme qui place l’infrastructure au cœur de la compétitivité économique et de l’intégration euro-africaine.
Un réseau ferroviaire en profonde mutation
Symbole du renouveau du transport marocain, la ligne à grande vitesse Al Boraq, inaugurée le 15 novembre 2018, a dépassé les 5,5 millions de voyageurs en 2024. Fort de cette réussite, le Maroc a lancé en 2025 un programme historique de 96 milliards de dirhams, intégrant :
La construction de la ligne TGV Kénitra–Marrakech (430 km),
L’acquisition de 168 trains, dont 18 rames Avelia Horizon d’Alstom financées par un prêt français de 781 millions d’euros,
Des trains intercity et urbains fournis par CAF (Espagne) et Hyundai Rotem (Corée).
L’objectif est ambitieux : doubler le nombre de villes connectées au rail (de 23 à 43) et porter la couverture territoriale à 87 % de la population d’ici 2040.
Ce maillage ferroviaire vise également à relier ports, zones industrielles, aéroports et stades, en prévision des flux touristiques et logistiques liés à la CAN et au Mondial.
Plateforme logistique et portuaire : un nœud stratégique pour trois continents
Le complexe Tanger Med confirme son statut de premier port d’Afrique et de la Méditerranée, avec 142 millions de tonnes manutentionnées en 2024 (+16,2 %). Sa zone industrielle intégrée, regroupant plus de 1 100 entreprises, illustre la montée en puissance marocaine dans les chaînes de valeur mondiales.
Ce dispositif portuaire est renforcé par :
La construction du Port Atlantique de Dakhla, conçu comme hub vers l’Afrique de l’Ouest ;
L’Initiative Atlantique portée par S.M. le Roi Mohammed VI, destinée à connecter les pays du Sahel aux ports marocains ;
Le gazoduc Nigeria–Maroc, long de plus de 6 000 km, prévu pour relier une quinzaine de pays à l’Europe, et dont les études techniques sont finalisées.
Ces infrastructures repositionnent le Maroc comme interface logistique euro-africaine, capable d’absorber les croissances futures des flux maritime, énergétique et industriel.
Autoroutes et corridors pour 2030 : vers un réseau de 3 000 km
Avec plus de 1 800 km d’autoroutes opérationnels, le Maroc possède déjà le deuxième réseau le plus étendu d’Afrique. Le plan 2030 prévoit d’atteindre 3 000 km, en renforçant les liaisons entre :
Ports stratégiques,
Plateformes industrielles,
Villes intérieures,
Futures enceintes sportives du Mondial 2030.
Ce maillage routier soutient également l’Opération Marhaba, qui a enregistré 3,4 millions de passagers et 850 000 véhicules durant l’été 2024 via les ports de Tanger, Nador et Al Hoceima.
Aéroports 2030 : un doublement de capacité
Le programme national d’infrastructures aéroportuaires vise à faire passer la capacité de 38 millions à 80 millions de passagers à l’horizon 2030.
Une enveloppe d’environ 38 milliards de dirhams permettra d’adapter les aéroports du Royaume aux standards internationaux exigés par les flux anticipés du Mondial 2030, tout en consolidant la connectivité aérienne avec l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.
Infrastructures sportives : un saut qualitatif inédit en Afrique
En prévision de la CAN 2025 et du Mondial 2030, le Maroc met en œuvre le programme de modernisation sportive le plus ambitieux de son histoire :
1. Nouveau stade Hassan II à Ben Slimane
Capacité : 115 000 places,
Ouverture prévue : 2027,
Coût : 5 milliards de dirhams,
Destiné à devenir l’un des plus grands stades du monde.
2. Réhabilitation majeure des enceintes existantes
Stade Prince Moulay Abdellah (Rabat) : ~70 000 places,
Grand Stade de Tanger : extension,
Modernisation des stades de Marrakech, Agadir et Fès,
Adoption des normes « durables » et « intelligentes ».
3. 45 centres d’entraînement
Répartis sur six grandes villes, destinés à assurer un héritage solide post-Mondial, avec un budget additionnel de 5 milliards de dirhams.
Une vision stratégique à long terme
Le Maroc de 2025 confirme le choix d’un modèle fondé sur :
La modernisation des infrastructures,
La stabilité institutionnelle,
L’ouverture économique,
L’intégration continentale,
Le renforcement des capacités territoriales.
Le 18 novembre dernier n’a pas seulement marqué l’anniversaire de l’indépendance : il a rappelé la continuité d’une vision où chaque chantier — ferroviaire, portuaire, autoroutier ou sportif — porte la signature d’un royaume en mouvement, prêt à accueillir les plus grands événements du monde.
