Médiouna : Une concertation ouverte pour un développement intégré et participatif
Une rencontre de concertation consacrée à l’élaboration de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré de la province de Médiouna s’est tenue mardi au siège de la province, sous la présidence du gouverneur Ali Salem Chagaf.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes Orientations Royales contenues dans le Discours du Trône du 29 juillet dernier et dans le Discours Royal prononcé à l’ouverture de la première session de la cinquième année législative de la onzième législature. Ces orientations visent à lancer une nouvelle génération de programmes de développement intégrés, à même de réduire les disparités sociales et territoriales et de promouvoir la justice territoriale.
Dans son allocution d’ouverture, M. Chagaf a souligné que le Discours du Trône constitue une référence fondamentale pour l’élaboration du programme de développement de la province. Il a insisté sur la nécessité de concentrer les efforts sur les projets à fort impact direct sur le citoyen, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et de l’eau, conformément à la Vision Royale visant à réhabiliter les territoires et corriger les disparités sociales et spatiales.
Le gouverneur a rappelé les principaux projets structurants réalisés dans la province dans le cadre des programmes nationaux et régionaux, citant notamment l’autoroute Berrechid–Tit Mellil (30 km), l’aménagement de zones industrielles et économiques – dont la zone d’activités de Lahraouiyine –, ainsi que la création d’équipements sportifs tels que le stade municipal de Médiouna, une piscine semi-olympique et 35 terrains de proximité répartis sur le territoire provincial.
Sur le plan social, il a mis en avant la réhabilitation de foyers d’étudiants, la construction et rénovation de centres de jeunesse, de complexes socioculturels, de clubs féminins et de centres de formation professionnelle. En matière de santé, il a évoqué la réhabilitation du Centre hospitalier provincial et la création ou rénovation de 14 dispensaires.
De son côté, le directeur provincial de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Aziz Bouydia, a affirmé que la priorité est donnée aux secteurs de la santé et de l’éducation, notamment à l’amélioration de la qualité des apprentissages. Il a précisé que le diagnostic territorial participatif, conduit en concertation avec les acteurs institutionnels, associatifs et privés, a permis de dégager plusieurs axes majeurs : généralisation du préscolaire, développement de l’offre éducative, amélioration de la qualité des apprentissages et promotion d’établissements ouverts sur leur environnement.
Pour sa part, la déléguée provinciale du ministère de la Santé et de la Protection sociale, Sahar Bouadel, a indiqué que le diagnostic territorial a révélé plusieurs insuffisances, lesquelles serviront de base à l’élaboration d’un plan d’action concerté visant à renforcer les capacités locales, améliorer la qualité des soins et rapprocher les services de santé des citoyens.
Sur le plan associatif, Mohamed Amine Zariat, président-fondateur de l’ONG Tibu Africa, a mis en avant l’importance du rôle de la société civile en tant qu’acteur porteur de solutions concrètes et durables dans les domaines de l’éducation, de l’inclusion socio-économique, de la santé et de la culture. Il a rappelé que quatre centres Tibu Africa, implantés à Lahraouiyine, Mejjatia, Sidi Hajjaj et Tit Mellil, accompagnent plus de 20.000 enfants, femmes et jeunes dans le développement de leurs compétences et dans des programmes d’insertion professionnelle et de création d’entreprises.
Selon lui, ces expériences locales réussies méritent d’être dupliquées à plus grande échelle, le sport constituant un levier majeur de développement territorial et une source d’inspiration pour d’autres provinces.
Cette rencontre, marquée par un programme riche et diversifié, a permis de présenter un diagnostic territorial complet de la province de Médiouna, mettant en lumière les données socio-économiques, les infrastructures de base, les contraintes de développement et les projets réalisés ayant contribué à l’amélioration des indicateurs sociaux et économiques.
Les travaux se sont poursuivis par des présentations thématiques axées sur les axes stratégiques du futur programme, notamment : le renforcement de l’emploi et de l’entrepreneuriat local, l’amélioration des services sociaux de base dans la santé, l’éducation et l’inclusion, la gouvernance durable et la gestion rationnelle des ressources en eau ainsi que le développement territorial et la mobilité.
