L’ANCFCC, fer de lance d’un cadastre intelligent au service d’un État plus performant
À l’issue de son Conseil d’administration tenu le 8 juillet 2025, sous la présidence du ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, et en présence d’Abdeltif Loudyi, ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, l’Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la Cartographie (ANCFCC) a présenté un bilan 2024 impressionnant. Mais au-delà des performances financières, c’est une nouvelle vision de la gouvernance foncière publique qui s’affirme.
Une institution publique au rendement d’entreprise stratégique
En affichant un chiffre d’affaires de 9,33 milliards de dirhams, dont 7,4 milliards reversés au budget de l’État, l’ANCFCC confirme sa capacité à fonctionner comme une entreprise publique rentable, tout en assumant une mission stratégique : la sécurisation et la structuration du foncier national.
En 2024, plus de 373 000 titres fonciers ont été créés, 1,1 million d’hectares ont été immatriculés, et plus de 2 millions de certificats délivrés à travers ses canaux numériques. Des résultats inédits qui traduisent à la fois l’efficience opérationnelle de l’agence et la montée en puissance de ses outils technologiques.
Une révolution technologique silencieuse au service de l’État
Ce que l’on mesure moins, mais qui est tout aussi fondamental, c’est l’évolution technologique de l’ANCFCC. Grâce à l’intégration de technologies satellitaires (Mohammed VI A et B), de drones, de GPS différentiel et de stations GNSS permanentes, l’Agence s’impose aujourd’hui comme un acteur clé de la souveraineté numérique du territoire.
L’ensemble du fonds documentaire cartographique a été numérisé et géoréférencé. La généralisation de la signature électronique, le traitement automatisé des réquisitions cadastrales et la mise en place de guichets digitaux ont permis d’accélérer les délais de traitement tout en renforçant la transparence.
Un levier de modernisation pour les politiques publiques
L’action de l’ANCFCC ne se limite pas à la gestion foncière au sens strict. En fournissant des données fiables, actualisées et accessibles, elle devient un levier transversal pour les politiques d’habitat, d’aménagement du territoire, d’investissement agricole, ou encore de sécurisation des biens publics.
Cette performance exemplaire illustre la capacité d’une agence publique à conjuguer efficacité économique, utilité sociale et innovation technologique, tout en répondant aux impératifs de souveraineté et de développement durable.
2025, l’année de la consolidation et du déploiement à grande échelle
Avec un Conseil d’administration placé sous le signe de la continuité et de l’accélération, 2025 s’annonce comme l’année de la consolidation du cadastre intelligent : généralisation de l’immatriculation foncière collective, interconnexion avec d’autres plateformes de l’État, valorisation de la donnée cartographique pour le climat et les ressources hydriques.
