Dakhla : infrastructures, énergies et eau, les chantiers stratégiques prennent forme
Les travaux engagés dans les provinces du Sud confirment aujourd’hui une dynamique de transformation profonde, portée par les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et consolidée par une décennie de réalisations structurantes. À Dakhla, cette dynamique a été mise en lumière par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, lors d’une plénière ministérielle organisée dans le cadre du Forum MD Sahara.
- Baraka a rappelé que le modèle de développement des provinces du Sud, lancé par le Souverain il y a dix ans, s’est aujourd’hui matérialisé en « une réalité accomplie », dépassant largement les ambitions formulées lors de son élaboration en 2015.
Selon lui, la célébration du 50ᵉ anniversaire de la Marche Verte coïncide avec une phase nouvelle, marquée par la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies qui consacre les avancées du Royaume dans ses provinces du Sud et ouvre la voie à des perspectives régionales renforcées.
L’un des marqueurs majeurs de cette transformation réside dans le développement des infrastructures. Le ministre a ainsi rappelé l’achèvement total de la voie express Tiznit-Dakhla, longue de 1.055 km, qui constitue désormais un axe essentiel de mobilité et de désenclavement.
Dans la continuité, la mise en place d’une double voie reliant Dakhla à El Guerguerat est en cours, projet appelé à devenir un corridor panafricain stratégique en matière d’échanges commerciaux et de coopération Sud-Sud.
Le chantier du port Dakhla Atlantique illustre également cette ambition. À 50% de réalisation, ce mégaprojet devrait être opérationnel en 2028. Sa vocation élargie comprend désormais un terminal énergétique dédié à l’hydrogène vert, un pôle industriel ainsi que des zones logistique et industrielle destinées à répondre aux besoins croissants du marché national et international.
Évoquant les nouveaux leviers de croissance, M. Baraka a mis en avant le potentiel considérable de l’hydrogène vert dans les provinces du Sud. Ce secteur, encore inexistant lors de la conception du modèle, constitue aujourd’hui l’une des perspectives les plus prometteuses pour la région.
L’Initiative Royale pour l’Atlantique, rappelée par le ministre, inscrit d’ailleurs Dakhla et El Guerguerat comme des hubs énergétiques et logistiques majeurs en direction de l’Afrique subsaharienne, renforçant la position du Royaume dans les chaînes de valeur émergentes.
Sur le volet hydrique, le ministre a décrit le bassin de Dakhla comme un véritable « laboratoire » des défis liés à l’eau. La région combine en effet nappes fossiles, ressources renouvelables, stress hydrique et solutions innovantes.
Les projets en cours portent notamment sur : la mobilisation renforcée des eaux de surface, le dessalement alimenté par l’énergie éolienne, considéré comme le plus compétitif au monde, l’irrigation de 5.200 hectares, la réutilisation optimisée des eaux usées traitées.
Un contrat de nappe est également en préparation afin de garantir une gestion durable des ressources hydriques et d’assurer, à terme, une sécurité totale en eau potable pour la région.
La 5ᵉ édition du Forum annuel MD Sahara, placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, se tient cette année sous le thème « 50 ans de la Marche Verte : Unité nationale et ambition continentale ».
Cet événement rassemble responsables gouvernementaux, experts, acteurs économiques et partenaires régionaux pour réfléchir aux enjeux futurs des provinces du Sud, à la lumière des mutations économiques, énergétiques et géostratégiques de la région.
Par la convergence de ces chantiers — infrastructures, énergies renouvelables et gestion de l’eau — Dakhla confirme plus que jamais son rôle de pôle régional émergent et de plateforme stratégique pour le Royaume dans son ancrage africain.
