Le Maroc, défenseur de l’éthique dans la recherche biomédicale

Google+ Pinterest LinkedIn Tumblr +

 En présence du Chef de Gouvernement, Dr Saad Eddine El Othmani, ainsi que du Ministre de la Santé, Monsieur Anas Doukkali, le Comité d’Ethique de la Recherche Biomédicale de Casablanca, conjointement avec l’Association Marocaine de Bioéthique et en collaboration avec l’Académie du Royaume du Maroc, réunissent l’ensemble des acteurs du secteur de la santé et de la recherche scientifique en organisant le quatrième Colloque de Bioéthique le vendredi 7 et le samedi 8 juillet 2018 à l’ Académie Du Royaume Du Maroc de Rabat. Cet évènement majeur permettra de réunir durant deux journées d’éminents chercheurs dans la recherche biomédicale au Maroc et dans le monde, ainsi que plusieurs représentants du gouvernement marocain et l’ensemble des parties prenantes académiques, associatives et économiques.

A travers ce Colloque, le Maroc, avec l’ensemble de ses voisins méditerranéens, contribue activement à la réflexion pour le renforcement de l’éthique dans l’écosystème de la recherche biomédicale.

En effet, les applications de la recherche biomédicale laisse entrevoir des possibilités d’amélioration considérables en matière de santé et de bien-être des individus, mais suscitent aussi certaines inquiétudes, car elles permettent à l’être humain d’intervenir sur le vivant, voire de le modifier.

C’est pourquoi les décideurs, tant du secteur public que privé, ressentent la nécessité d’une réflexion permanente autour de l’éthique pour accompagner les recherches scientifiques et anticiper leurs applications.

Présente dans les pays industrialisés depuis les années 1960 puis dans les pays en développement depuis les années 1990, la bioéthique est née d’une double exigence : tout d’abord, s’assurer que les progrès issus de la recherche bénéficient à chaque être humain autant qu’à l’humanité entière ; ensuite, identifier les enjeux sociaux et culturels des avancées des sciences biologiques, qui intéressent aussi bien la santé, l’agriculture, que le développement ou l’environnement.

A titre d’exemple les débats autour de la bioéthique portent sur : les conditions de l’avortement, l’âge médical et les conditions du mariage, les dons d’organe ou encore l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP).

C’est pourquoi une réflexion en profondeur est aujourd’hui menée par l’ensemble des acteurs de la recherche mais également les autorités marocaines, afin de positionner le Maroc comme un des meilleurs élèves en matière de bioéthique. Ce Colloque ouvrira donc le débat qui portera sur 3 volets principaux :

  • Mener une réflexion éthique sur les progrès dans les sciences de la vie, de la santé et sur la pratique médicale. Cette réflexion doit également anticiper les questions qui peuvent surgir dans l’avenir.
  • Dégager de ces débats les idées qui peuvent être utiles auprès des législateurs et des décideurs publics.
  • Faire émerger des programmes de formation, d’éducation et des plans d’information dans le domaine.

Selon Farid Hakkou, Président du Comité d’éthique de Casablanca : « Le Royaume est appelé à prendre part au débat à l’échelle internationale et apporter des réponses aux questionnements bioéthiques que génèrent les progrès technologiques en matière de santé».

En se dotant de tels débats et en les institutionnalisant, le Maroc pour rapidement en récolter les fruits. A l’échelle nationale, à travers notamment une meilleure protection physique et morale des personnes face aux progrès médico-scientifiques et la mise en place d’une véritable culture éthique dans les milieux spécialisés et auprès du grand public. Puis à l’échelle internationale, en rehaussant l’image de marque du Maroc sur le plan médical, culturel, social et politique et en encourageant le transfert technologique en toute sécurité dans le domaine de la recherche biomédicale.

 

Partager.

Votre commentaire