Abdelahad Fassi FEHRI.. Le secteur de l’Habitat a connu une évolution favorable grâce à la Stratégie Nationale définie et mise en œuvre sur la base des Orientations Royales de 2003,

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BTP News partage avec ses fidèles lecteurs et ses partenaires ainsi que tous les professionnels du secteur sa joie et ses festivités à l’occasion de la 20 ème année de règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’assiste.

A cette occasion, BTP News offre á ses lecteurs une édition spécial sous le titre : « La Fête du Trône : 20 ans de règne, 20 ans de réformes » Un vaste chantier de développement en continue qui s’étend de Rabat à Abidjan en couvrant tout le continent.

Le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, a contribué de manière directe et efficace à la réalisation du développement global, ainsi Monsieur Abdelahad Fassi FEHRI, Ministre de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville nous a accordé une interview exclusive que nous allons édite en 2 parties.

1/ Quels sont les plans d’actions pris par votre département dans le but de structurer les secteurs de l’habitat, l’urbanisme et les bâtiments menaçant ruine pour faire face au déficit du secteurs ?

Le secteur de l’Habitat a connu une évolution favorable grâce à la Stratégie Nationale définie et mise en œuvre sur la base des Orientations Royales de 2003, priorisant l’Habitat Social sur le plan national, grâce aux chantiers de reformes et programmes d’actions qui ont permis sa consolidation, et ce, en conformité avec les orientations portées par les programmes gouvernementaux qui se sont succédés.

Les indicateurs se rapportant à son évolution confirment des résultats probants, notamment au niveau de la promotion du logement social et la résorption progressive du déficit en habitat. Les efforts déployés par les pouvoirs publics, au cours des dernières décennies, pour développer le secteur de l’habitat, ont certes permis d’enregistrer des acquis indéniables, se traduisant plus particulièrement par une offre plus abondante en logement social dans les grandes agglomérations urbaines, l’élargissement des possibilités d’accès à un logement décent au profit des ménages à revenus limités et une tendance à la résorption progressive des déficits cumulés en habitat.

La politique publique en matière de logements est orientée principalement vers le soutien de l’accès au logement pour les différentes tranches sociales. A cet égard, et grâce aux efforts déployés à ce propos, le déficit en logements a connu une baisse importante depuis 2002 à aujourd’hui passant de 1.2 million à 425.000 unités.

Le processus de réduction est activé par la production de plus de 160.000 unités par an (tous types confondus) et la mise en chantiers de plus de 180.000 unités par an. Toutefois, l’équilibre entre l’offre et la demande requiert une démarche d’intensification et de diversification de l’offre basée sur l’encouragement de la production et la disponibilité de la demande. C’est dans cette optique et en complément aux actions de corrections initiées par ce département , telles que le programme Villes Sans Bidonvilles, qui a pu déclarer 59 villes sans bidonvilles sur un total de 85, le programme de restructuration des quartiers non réglementaires qui a permis d’améliorer les conditions de vie de plus de 1 million de ménages, les programmes de traitement de l’Habitat menaçant ruine,… En parallèle donc à ces activités, le Ministère a mis en place des dispositifs spécifiques de prévention et de stimulation du marché immobilier,  tel que le dispositif du logement social à 250.000 DHS, le programme de logements à faible valeur immobilière, et celui destiné à la classe moyenne.

Ces efforts ont été accompagnés par des réformes en profondeur, permettant la préparation du climat adéquat pour l’attractivité de l’investissement vers cette importante activité, qui permet le maintien de plus de 1 million d’emplois par an dans divers branches de la construction. Les principales réformes consistent principalement à l’accélération de la généralisation des documents d’urbanisme et la modernisation des procédures d’instruction des projets, ainsi que par la révision de l’arsenal juridique dédié au secteur (Loi sur la VEFA, loi sur la copropriété, loi sur le locatif,…), sans omettre tout l’effort consenti par les établissements bancaires et de financement dans la réduction des taux de crédits, la mise en place de fonds dédiés : pour la garantie des ménages auprès des banques (Fonds Damane Assakane) d’une part, et pour l’intervention publique dans la réalisation des programmes sociaux d’autre part, grâce au Fonds de Solidarité de l’Habitat et Intégration Urbaine.

Aussi, tel que signalé plus haut, le défi de l’urbanisation accélérée a été traité par une démarche d’absorption du déficit accompagnée par une stimulation de la production permettant de mettre à la disposition des ménages des produits de logements adaptés à leurs exigences (de confort et de financement). Cependant cette double « offensive » ne peut donner de résultats que si le facteur de l’exode rural est également résolu. Dans ce sens, ce Département a mis en place un dispositif de logements sociaux dédié au milieu rural, encourageant les promoteurs immobiliers à y réaliser leur programme à partir de 100 logements uniquement au lieu de 500 logements. Cette nouvelle procédure est accompagnée d’outils de mise en œuvre adaptés au milieu rural, notamment en ce qui concerne la conformité aux spécificités et aux caractéristiques territoriales.

Concernant l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine et la Réhabilitation des Bâtiments Menaçant Ruine, et étant un établissement public, elle est  chargée, entre autres, de superviser la mise en œuvre des schémas et plans nécessaires à la rénovation urbaine et au traitement de l’habitat menaçant ruine, ainsi que les opérations de démolition, de reconstruction ou de rénovation ou de développement des infrastructures, ou la réalisation des opérations d’aménagement foncier, d’acquisition de terrains et de biens immeubles nécessaires à la réalisation des programmes et projets précités.

Ainsi, en vue d’opérationnaliser l’Agence, et suite aux recommandations de son Conseil d’Administration, tenu le 30 janvier 2019, une étude sur la stratégie d’intervention en matière de rénovation urbaine et de traitement des bâtiments menaçant ruine à l’horizon 2030 a été lancée par cet établissement.

Cette étude a pour but principal de construire une stratégie nationale d’intervention  en matière de rénovation urbaine, et de traitement des bâtiments menaçant ruine à l’horizon 2030 et de déterminer le positionnement de l’Agence à l’intérieur d’un système d’acteurs, et ce, suivant une démarche concertée et participative, impliquant les différents intervenants en la matière.

Les résultats de cette étude devront aboutir à une vision stratégique d’intervention déclinée en plan d’action et feuille de route visant à proposer des programmes intégrés de rénovation urbaine et de traitement des bâtiments menaçant ruine, mettant en exergue les spécificités territoriales.

Ces programmes feront l’objet d’une identification en amont des territoires prioritaires, nécessitant une intervention, qui seront répertoriés et classés par ordre de priorité et d’urgence entre 2020 et 2030.

A cet effet, chaque programme devra prendre en considération un certain nombre d’outils et de mesures d’accompagnement garantissant la concrétisation des actions à entreprendre à court, moyen et à long termes, à savoir :

  • L’identification des acteurs impliqués ;
  • La définition des responsabilités dans chaque action, aussi bien pour l’Agence que pour les autres acteurs impliqués ;
  • La définition des phasages de mise en œuvre et l’intervention des acteurs impliqués dans chacune des phases ;
  • La détermination d’un montage technico-financier ;
  • La mise en place d’un échéancier d’exécution ;
  • L’identification des moyens, des outils et des données nécessaires pour la réalisation de chaque action ;
  • Le choix du mode opératoire et management appropriés ;
  • L’identification d’un mode de gouvernance adéquat ;
  • La mise en place d’un système de suivi et d’évaluation approprié ;
  • L’identification des mesures à prendre en considération lors de chaque action sur le plan juridique, social, financier, partenarial, ainsi qu’en termes de formation et de communication.

                                                                                                                                                                                          A suivre….

 

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