Fayssal Soulaymani: Aujourd’hui la connectivité de façon générale devient un besoin primordial

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lors de la 4éme édition du symposium  tenu le 8 mai à Casablanca «fibre optique et bâtiments intelligents» qui a connu un grand succès par la participation de plus de e 400 personnes venues des secteurs des télécommunications, de la construction et de la promotion immobilière, de l’ingénierie et des technologies providers ainsi que les pouvoirs publics. Monsieur Fayssal Soulaymani Directeur Business Unit Fixe – Orange Maroc nous a accordé cette interview:

Quel est l’objet de ce symposium ?

L’objet de ce symposium est de rassembler tout l’écosystème de la fibre optique au Maroc autour de la thématique du développement des infrastructures très haut débit. Pour cette année, le thème porte sur l’attractivité du territoire à travers le très haut débit. L’objectif est de sensibiliser les acteurs de cet écosystème à l’importance de la fibre optique : comment la fibre optique répond aux enjeux du développement d’attractivité et pour les investisseurs privés comment elle répond aux enjeux de rentabilité d’attrait de leur projet et de faire le point aussi sur l’apport d’Orange comme opérateur multiservices dans cet écosystème au Maroc.

Vous avez évoqué le développement urbain. Comment voyez-vous le développement de la fibre optique ou bien comment le développement de la fibre optiqueinfluence-t-ile l’urbanisme ?

C’est sûr qu’aujourd’hui la connectivité de façon générale devient un besoin primordial et important pour tout individu et toute entreprise et ce besoin évolue parce qu’il est plus consommateur en bande passante et nécessite plus de débit. Aujourd’hui, tout individu toute entreprise a besoin d’un débit pour pouvoir communiquer et pour pouvoir répondre à des besoins qui sont de plus en plus basiques comme télétravail, regarder la télévision, jouer en ligne, faire des devoirs de maths… ça démontre que la fibre optique est devenue outil indispensable et pour répondre à ses besoins.

le Maire de Casablanca, Abdelaziz El Omari

Concernant les infrastructures, la région qui dispose de ses infrastructures est celle qui va répondre le mieux à ses besoins. Aujourd’hui, si je veux attirer de nouvelles résidences, des investisseurs des entreprises et donc générer des offres d’emploi, j’ai intérêt à développer une infrastructure qui permet de répondre aux besoins dont j’ai déjà parlé et qui est basée sur la fibre optique.

Est-ce qu’il y a une réglementation qui gère la fibre optique au Maroc ?

Partiellement, oui. Il y a une réglementation qui gère quelques aspects liés à la fibre optique, mais je pense que l’application de cette réglementation qui va dans le sens du partage n’est pas faite aujourd’hui. Et on se retrouve face à un certain flou sur ce qui concerne deux volets importants :

  1. Les responsabilités entre le développeur aménageur ou l’opérateur et les autorités publiques. Qui est responsable de l’exploitation ? Qui est responsable de la gestion et de la mise en place ?
  2. Le volet partage. Tout le monde sait qu’on n’a pas intérêt à dupliquer ou tripler les investissements entre différents opérateurs Telecom. Donc, il serait plus intelligent de rendre le partage une évidence un acquis pour qu’on puisse développer avec le même montant trois fois plus et donc ouvrir trois fois plus de population.

Quelle est la position d’Orange, par rapport aux concurrents, en matière de fibre optique ?

Il n’y a pas de chiffres officiels qui concernent la concurrence. Orange est aujourd’hui un opérateur alternatif et non un opérateur historique. Donc Orange a besoin de construire des infrastructures alors que l’opérateur historique dispose d’infrastructures existantes. Donc, clairement, on ne sera jamais l’opérateur historique. Nous aurons toujours beaucoup moins en termes d’infrastructures. Mais ce qui est sûr, c’est que nous sommes en train de développer massivement, nous sommes en train d’investir pour accélérer le développement de nos infrastructures. Donc, je ne pense pas qu’il y a lieu à une comparaison, mais il y a lieu à mettre en évidence un programme ambitieux de développement d’infrastructure de l’opérateur Orange.

Quelques chiffres…

Je ne peux vous donner des chiffres exacts. Ce sont des données qu’on ne peut pas dévoiler. Mais en gros, on avait parlé d’un chiffre comme six mille kilomètres de fibres optiques dont dispose Orange. Moi, je pense que le chiffre va au-delà des six mille. Ça donne une idée sur l’ordre de grandeur aujourd’hui. Maintenant nous avons des milliers voire des dizaines de milliers de logements connectés à ; la fibre optique et ne nous sommes qu’au début de notre programme.

Pourriez-vous nous donner un chiffre concernant les utilisateurs de la fibre optique ?

Je peux dire qu’au Maroc, il y a à peu près 37 millions de clients de la fibre optique. Juste les particuliers. Les trois opérateurs effectivement. Ce sont les chiffres de l’ANRT. C’est très peu. C’est pour cela qu’on dit qu’il faut développer ça. Il faut s’ouvrir à la concurrence pour faciliter le développement. Mondialement, je ne sais pas, mais on a vu des présentations qui parlent de 2 millions de maisons connectées au Portugal. En Espagne, c’est beaucoup plus. Dans les pays développés, et depuis plusieurs années, il n’y a plus de cuivre qui se met en place. Tous les nouveaux clients sont des clients de fibre optique et nous sommes sur des taux de pénétration supérieurs à ce que nous avons ici au Maroc.

Un dernier mot…

Aujourd’hui, à travers tout ce qu’on fait que ce soit vis-à-vis des écosystèmes du symposium, nous travaillons toute l’année avec nos partenaires, promoteurs, bureaux d’études,nous faisons beaucoup d’actions destinées aux utilisateurs finaux. Notre objectif est de libéraliser ce marché. Tout le monde sait que quand le marché mobile a été libéralisé en 1999, nous avons eu Méditel et ça a permis de passer de quelques milliers d’abonnés mobile à quelques millions aujourd’hui. Nous pensons que ce n’était pas une exception du mobile et que même le réseau et les services fixes très haut débit peuvent avoir le même sort si le marché est ouvert à la concurrence. Donc, l’idée c’est d’aller très vite, c’est développer la fibre optique partout, c’est de libéraliser ce secteur et de permettre aux gens d’avoir un service avec une très bonne qualité et avec un prix accessible

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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