Abdelmajid El HOR.. Tous les objectifs sont atteint pour cette journée de la FédEC

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Pour cette première édition, la Journée scientifique de la Fédération Marocaine d’Essai et de Contrôle fut une véritable réussite. Réussite par le parterre de profils qu’elle a rassemblé pour débattre de thématiques au cœur des préoccupations des professionnels ; réussite par le nombre et la qualité des recommandations formulées à la fin de cette journée ; réussite par l’assistance qui a atteint quelques 200 personnes…

« Cette première journée se veut être un carrefour d’échanges, de réflexion, de partage d’expériences et de compétences pour créer une synergie entre les différents acteurs », déclare Dr Abdelmajid EL HOR, Président de la FEDEC pour ce faire, cette journée a concocté un programme scientifique autour de trois thèmes d’une importance majeure pour les professionnels :

  • rôles des acteurs dans l’acte de construire ;
  • quels risques assurer, loi 59-13 ;
  • durabilité de la construction

ainsi monsieur Abdelmajid el HOR, président de la FédEC nous à répondu aux questions suivantes:

1- Vous avez organisé le 26 juin dernier la Journée scientifique de la FédEC. Quel bilan avez-vous fait de cette première édition ?

La FédEC a tenu son sa première journée scientifique le 26 juin 2019 au centre de conférences de l’École Hassania des Travaux Publics qui, à la satisfaction générale des participants, a atteint tous les objectifs escomptés de sa tenue :

  • regrouper les professionnels de l’ensemble de l’ingénierie œuvrant dans le secteur du bâtiment, des travaux publics et du génie civil, dans l’intérêt collectif des professionnels qui la composent, et en parfaite concordance avec le cadre de l’intérêt supérieur de la Nation ;
  • mobiliser la majorité des parties prenantes tout en restant ouvert aux constructeurs autant publics que privés, soucieux de l’organisation du secteur dans la professionnalisation et la moralisation appropriées ;
  • constituer un carrefour d’échange, de réflexion, de partage d’expériences et de compétences créant une synergie entre les différents acteurs. Ce quia été abordé par l’organisation de trois tables sur trois thèmes assuré par des panélistes de haute factures ;
  • identifier les carences dont souffrent les professions d’ingénierie dans le BTP-GC, définir les besoins en coordination et échange et planifier les actions concertées à venir. Pour ce faire, au traditionnels exposés linaires, ont été privilégiés les échanges autour de tables à multi panélistes pour donner aux échanges plus d’espace et de voies d’aiguillage. Des modérateurs professionnels ont veillé à emboîtement des prises de paroles et à l’échange entre le fauteuil du panel et la chaise de l’assistance ;
  • constituer un programme d’actions de la FédEC tiré des recommandations de la journée, vu qu’il est plus que jamais temps pour en finir avec l’individualité dans l’exercice de l’ingénierie et de privilégier la coproduction concourante seule forme actuelle de l’exercice de l’ingénierie garante des échanges professionnels optimaux dans le cadre de l’écosystème de la construction dont la FédEC et l’un des premiers constructeurs.

Cette première édition a posé la première pierre d’une nouvelle stratégie de déploiement de l’ingénierie marocaine pour mieux répondre aux aspirations nationales en matière de compétence/indépendance et rapprocher les professionnels pour que, même si quelques-uns des partenaires professionnels peuvent avoir des préoccupations qui leurs sont propres et dans le parfait respect des spécificités réciproques,forger une vision partagée en vue de garder à vue les objectifs communs et à portée de main leur atteinte.

2- Malgré le nombre important des professionnels ayant pris part à cette journée, les officiels ont brillé par leur absence, exception faite du Ministère de l’Équipement, du Transport de la Logistique et de l’Eau. Comment appréhendez-vous cela ?

La FédEC a souhaité une forte présence des officiels, ministère de la justice en premier, en raison de l’importance de l’évènement et surtout du fait que nos instances gouvernementales et administratives en soient les concernés au premier chef ! ce qui peut laisser l’impression que nos invitations ont été reçues avec plus de diligenceque notre journée scientifique ! Mais je confirme qu’il n’en été rien car le ministère chargé de l’organisation de nos professions, qu’ici vivement je remercie, a largement comblé le pseudo vide des officiels.

L’appréhension que j’en fais personnellement et qui est largement partagée, je crois,par les organisateurs, est à mon sens que la résistance au changement nous soit plus administrative que professionnelle ! C’est pourquoi, dans nos recommandations, nous avons intensifié les efforts à déployer auprès de nos ministères techniques, de tutelle et de gestion.

3- Les participants à cette journée sont sortis avec des recommandations relatives aux trois thèmes qui ont été au cœur des débats. Comment la FEDEC compte-t-elle tirer profit de ces recommandations qui émanent de professionnels avertis ?

Je vous fais remarquer, au passage, que l’absence des officiels a laissé plus de temps aux échanges scientifiques et plus de richesse aux fruits recueillis !

Par l’organisation de la journée scientifique, la FédEC a souhaité prendre les devants pour atténuer la division dans l’exercice de l’ingénierie, produit de la divergence des aspirations individuelles, en vue de privilégier l’échange synergisant et de construire le pont entre la valorisation personnelle de l’ingénieur et la pertinence des services qu’il rend à la nation. Ce souhait n’est pas resté pieux du fait de la qualité du présentiel réalisé et de la richesse du livrable produit.

La FédEC entend faire des recommandations de cette journée scientifique son programme d’actions et sa feuille de route pour réaliser les objectifs définis. D’ores et déjà, l’organisation de la deuxième journée est lancée autour des recommandations fortement soutenues. Nous passons ainsi de l’échange de points de vue scientifique fait en cette première journée à l’étude de faisabilité juridico-technique concernant le statut juridique de l’acte d’ingénierie, de la responsabilité envers les tiers qui en naît et de la solidarité qui en est faite en matière de réparation.

Et dès à présent, je lance l’invitation à toutes nos instances publiques comme privées qui peuvent s’identifier comme concernées par un tel sujet pour nous rejoindre dans l’organisation de la deuxième journée scientifique sous le thème de l’étude juridico-technique de l’acte responsable d’ingénierie.

4- Après une première édition réussie sur tous les plans, comment comptez-vous dans la prochaine édition relever la barre encore plus haute ?

J’ai répondu pour l’essentiel, mais notre prochain défi/challenge est de présenter un projet de reforme de la formation de l’ingénieur indexée à l’international, un projet de révision des textes encadrant l’exercice de l’ingénierie dans le BTP-GC et de construire des plateformes de déploiement aussi à l’international car l’ingénieur marocain doit s’ouvrir tous les horizons de ressourcement et d’expérimentation.

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